68 % de survie suite à un arrêt cardiaque dans un contexte sportif

68 % de survie suite à un arrêt cardiaque dans un contexte sportif

Les chiffres parlent d'eux-mêmes ! Une étude française du Centre d’expertise de la mort subite (AP-HP - Inserm - Université de Paris) vient de paraître dans le Journal of the American College of Cardiology. En effet, la survie en cas d’arrêt cardiaque dans un contexte sportif a plus que doublé entre 2005 et 2018, passant de 28,3 % en 2005-2007 à 66,7 % en 2016-2018.

Les chercheurs ont analysé l’issue des arrêts cardiaques dans le milieu sportif en Île-de-France entre 2005 et 2018, au regard de deux paramètres: l’intervention rapide par massage cardiaque d’une personne témoin du malaise et le recours à un défibrillateur automatisé externe (DAE), dont l’usage par le grand public est autorisé depuis 2007.

Les résultats sont réjouissants: la survie en cas d’arrêt cardiaque dans un contexte sportif (pendant la session ou dans l’heure qui suit), qu’il soit récréatif ou de compétition, a plus que doublé sur la période mentionnée plus haut. Formez-vous au Secourisme !

Ce progrès considérable peut être mis en regard d’une volonté convergente des pouvoirs publics, fédérations sportives et sociétés savantes de cardiologie dans les années 2000 de former plus de Français aux gestes qui sauvent. Dans l’entourage des sportifs, en tout cas, le début d’un massage cardiaque par des personnes témoins d’un arrêt du cœur est passé sur la période étudiée de 34,9 % au taux très élevé de 94,7 %.

Malgré leur présence croissante sur le territoire, le recours à un DAE lors d’un malaise reste moins fréquent: 1,6 % en 2005-2007, et 28,8 % en 2016-2018, avec des progrès notables à partir de 2012. Mais «cela ne devrait pas remettre en cause l’intérêt de déployer des DAE, parce qu’un laps de temps est généralement nécessaire pour observer les bénéfices d’une intervention de santé publique», relèvent les auteurs de l’étude du Journal of the American College of Cardiology. Lire aussi > Géo'DAE, la base nationale des défibrillateurs

«Les arrêts cardiaques de sportifs qu’on imagine en bonne santé marquent les esprits, mais l’enseignement de cette étude s’applique à toutes les morts subites, y compris celles qui ne surviennent pas pendant une activité sportive, souligne le Professeur Marijon, qui a dirigé cette étude. Ce qu’il faut en retenir, c’est l’impact colossal de la formation au massage cardiaque et du recours au DAE.» (Consultez ici toutes les formations > Secourisme).

À titre de comparaison, à Paris et sa petite couronne, hors milieu sportif, le taux de survie en cas d’arrêt cardiaque n’est que de 5 %. C’est aussi la moyenne nationale, avec toutefois de fortes disparités: les départements du Nord ou de la Côte d’Or affichaient des taux de survie de 40 % dans une étude antérieure menée de 2005 à 2010.

Une sensibilisation de deux heures, à renouveler régulièrement, peut suffire pour apprendre les rudiments du massage cardiaque, sans bouche-à-bouche, explique le Docteur Pascal Cassan, médecin conseiller national CRF. Devant une personne qui s’effondre et ne respire plus, il ne faut pas hésiter: appeler les secours et commencer à masser «2 pressions par seconde». (Ndlr : Formations Secourisme).

Et si l’on doute de sa technique, il faut garder en tête que «mal masser vaut mieux que ne pas masser du tout», rappelle Pascal Cassan. Chaque minute qui passe sans massage cardiaque réduit de 10 % les chances de survie de la victime. Il existe par ailleurs des applications pour smartphones qui permettent de localiser les DAE les plus proches.

L’étude plaide aussi en faveur d’un effort accru de prévention. Si le public est surtout frappé par ces jeunes athlètes qui s’effondrent en plein match, comme le footballeur danois Christian Eriksen lors de l’Euro l’an dernier, ce n’est pas le cas de figure le plus fréquent. De façon stable sur les treize années couvertes par l’étude, les victimes sont à 95 % des hommes d’environ cinquante ans qui souffrent de maladies coronaires (obstruction des vaisseaux du cœur).

Des travaux antérieurs de la même équipe montrent d’ailleurs que la moitié des victimes d’arrêt cardiaque ont présenté des symptômes caricaturaux les jours précédents (essoufflement durable, douleur intense en étau au niveau du cœur), et que la moitié des victimes ont un historique connu de maladies cardiovasculaires. «Or on dispose de moyens de diagnostic et préventifs pour ces maladies, souligne le Professeur Toussaint. Faire du sport est plus que jamais bénéfique pour la santé, mais lorsque l’on reprend après un long arrêt passé 40 ans, il est important de consulter un médecin. Des examens approfondis pourront être prescrits si l’on présente, outre l’âge, un facteur de risque: hypertension, diabète, tabagisme, obésité…».

SECOURISME > Nouveaux appareils de formation

SECOURISME > Nouveaux appareils de formation

Lors des prises de mesures électroniques des paramètres vitaux, deux problématiques majeures de crédibilité sont souvent constatées en formation puisque de véritables appareils opérationnels sont utilisés (tensiomètre, oxymètre de pouls, thermomètre, etc...).

Ainsi, les valeurs relevées sont "faussement bonnes" et les formateurs doivent indiquer à l’oral une autre valeur (85% de saturation au lieu des 98% affiché, 8/4 de tension au lieu de 12/8 affiché, etc...). Par conséquent, l’intervention du formateur pour corriger une « vraie fausse valeur indiquée » est peu pédagogique et le stagiaire marque souvent un temps d’arrêt en stoppant la dynamique de la conduite à tenir choisie.

C’est pour ces raisons, que J. MITTEREAU (SDIS 36), Biolink System et Emergency Material Group France ont développé des appareils électroniques de simulation, réglables à la demande, via une application sur smartphone. Plus d’un an après les premiers contacts, un tensiomètre, un thermomètre et un oxymètre de pouls sont désormais commercialisés et pilotables via l’application Rescue Learn (sur Android).

Le formateur peut ainsi créer à l’avance son scénario et accoupler les appareils, afin que le stagiaire une fois en situation, lisent directement les valeurs simulées sur l’appareil (avec une potentielle valeur critique sur la « fausse victime ») et puisse déterminer avec précision et sans interruption la parfaite conduite à tenir (administration d’oxygène, position d’attente, etc...).

Ces paramètres sont modifiables en temps réel et en fonction de la situation et le formateur peut même rendre la lecture non fiable à l’aide d’un curseur de fiabilité, si l’appareil est mal positionné. Par conséquent, le stagiaire est immergé au plus près dans la réalité de l’intervention et le formateur peut réellement évaluer les compétences du stagiaire à agir... et à réagir !

Enfin, l’application permet de créer des fiches d’évaluation en PDF qui pourront être envoyées ultérieurement à l’équipe pédagogique. Pour conclure, et se tourner vers l’avenir, les développeurs travaillent actuellement à l’ajout d’appareils supplémentaires comme le glucomètre, de détecteur de monoxyde de carbone, déclenchable à distance, ainsi que des mesures de gaz pour le domaine incendie.

Félicitations et bonne chance à eux.

France SST, le 27 janvier 2022

Soutien de France SST à Reforest’Action en Guinée > Très beau bilan 2021

Soutien de France SST à Reforest’Action en Guinée > Très beau bilan 2021

En Guinée, notre projet de reforestation a pour objectif de créer des forêts jardins afin de permettre aux populations locales de récolter des fruits et de diversifier leurs sources de revenus. Il vise également à planter des palétuviers afin de restaurer les littoraux et de lutter contre la montée du niveau de la mer.

La République de Guinée connaît une dégradation croissante de son environnement et de ses forêts, qui constitue une menace pour les générations présentes et futures. L’agriculture traditionnelle, l’extraction artisanale du sel, le fumage de poisson, l’exploitation minière et l’explosion démographique sont les causes principales du déboisement dans les zones rurales.

C’est dans ce contexte environnemental sensible que le Centre National France SST soutient Reforest’Action et l'ONG Guinéenne, RENASCEDD (Réseau National de la Société Civile pour l’Environnement et le Développement Durable), pour planter des arbres dans la préfecture de Boffa, en bord de mer, à une centaine de kilomètres au Nord de la capitale. Ce projet de reforestation associe une grande diversité d'essences sélectionnées selon les conditions pédoclimatiques de la zone et les besoins des populations. C'est pour cette raison que des arbres fruitiers (manguiers, avocatiers, orangers) côtoient des essences comme l'acacia ou le gmélina, qui sont utilisés comme bois d'œuvre ou bois de chauffe. Ces essences à croissance rapide permettent de mettre à disposition des communautés une ressource durablement gérée afin d’éviter les coupes au sein des forêts existantes.

Au sein de trois localités -  Bandégnindé, Tokhèlè et Yèrèyady - proches de Boffa, l'objectif est ainsi de mettre en place de véritables jardins forêts, à la fois utiles à l'Homme et à l'environnement. Une activité de restauration de la mangrove est entreprise dans le même temps. Des palétuviers sont ainsi plantés en bord de mer afin de restaurer les littoraux et de lutter contre la montée des eaux.

Parallèlement à l'activité de plantation, qui se déroule du mois de juin au mois d’août, nous pilotons l'entretien par l'intermédiaire de RENASCEDD et le suivi des arbres plantés de septembre à mai. L’ONG propose également des formations en agriculture durable aux bénéficiaires du projet de reforestation, afin que les communautés locales puissent atteindre un développement autonome et respectueux de leur environnement.

Ce projet de plantation d'arbres permet de restaurer un écosystème dégradé, de renforcer l'accueil de la biodiversité, et de lutter contre le réchauffement climatique. Grâce à la création de jardins forêts, les revenus des communautés sont diversifiés. Les populations locales sont également sensibilisées à la protection de leur environnement.

Afin d'augmenter son soutien à Reforest'Action en 2022, le Centre National France SST, s'engage dans l'opération "Une inscription formation = un arbre planté ".

France SST, le 15 décembre 2021.

Risques chimiques > Conséquences de la nouvelle Loi Santé sur le DUER et les formations ?

Risques chimiques > Conséquences de la nouvelle Loi Santé sur le DUER et les formations ?

La loi Santé Travail du 2 Août 2021 pour renforcer la prévention, introduit la notion de polyexpositions dans les règles de prévention des risques professionnels pour la santé et la sécurité des travailleurs exposés à des risques chimiques (Art. L.4412-1 du CT).

Les risques chimiques dans le DUER

De plus, « La traçabilité collective qui doit permettre d’évaluer la polyexposition des salariés aux produits chimiques du fait de l’effet combiné qu’ils peuvent produire » est prévue dans l'Accord National Interprofessionnel (ANI) négocié et signé par les différents partenaires sociaux au niveau national.

Par conséquent, il convient dorénavant d'attacher une attention toute particulière au traitement, au stockage, aux incompatibilités, à l'archivage des FDS et aux cotations des différents agents chimiques afin de les intégrer précisément dans le Document Unique. Si vous souhaitez devenir compétents dans la rédaction règlementaire des DUER ou devenir Auditeur de Document Unique, participez à notre module de 2 jours > Devenir Auditeur / Rédacteur de DUER.

Vous pensez que votre entité n'est pas concernée par les risques chimiques ?
Pourtant, vous devez sûrement utiliser quotidiennement de la Solution Hydro Alcoolique ou des aérosols pour nettoyer vos écrans et claviers !

Obligation de la formation risques chimiques

Pour le suivi individuel renforcé, si le médecin du travail constate une exposition du travailleur à certains risques dangereux, il met en place une surveillance post-exposition ou post-professionnelle, en lien avec le médecin traitant et le médecin-conseil.

Or, l'Article R.4412-38 du Code du Travail, prévoit que les travailleurs qui utilisent des agents chimiques ou lorsqu'il y a des produits chimiques dans leur environnement de travail, ces derniers "reçoivent une formation et des informations sur les précautions à prendre pour assurer leur protection...". Ainsi, les formations risques chimiques sont des formations obligatoires pour l'ensemble des salariés ! En effet, dans votre environnement de travail vous utilisez sûrement de l'alcool à brûler, du dégrippant, de l'eau de javel, ou de l'acide chlorhydrique voir de la crème à récurer.

Enfin, l’ANI insistait sur l’amélioration de la substitution des agents chimiques dangereux, et en particulier les CMR, avec notamment le renforcement de la recherche des produits de substitutions. Les signataires souhaitent donc que les entreprises concilient « la sécurité des produits pour les salariés, le respect de l’environnement, la sécurité des consommateurs et la réalisation du travail pour lequel le produit est utilisé ».

CM France SST
Poitiers, le 11 décembre 2021

Si vous souhaitez vous former sur la prévention des risques chimiques :

Retard de formations aux gestes qui sauvent chez les Français

Retard de formations aux gestes qui sauvent chez les Français

Près d'un Français sur trois déclare ne pas savoir effectuer le moindre geste de premiers secours. Un chiffre qui place la France loin derrière ses voisins, alors que de nombreux décès peuvent être évités.

Pour les stagiaires des formations secourisme, le geste du massage cardiaque est essentiel pour leur avenir professionnel et pour la santé de leurs clients. "On a constaté qu'en France, il y a eu beaucoup de retard sur cette formation", explique l'un d'eux, chauffeur de bus. Le nombre de Français suivant les formations de premiers secours est en baisse, passant de 749 000 en 2019 à 383 000 en 2020. Nombreux d'entre eux assument ne pas maîtriser ces gestes.

Extrait du JT du 23 octobre 2021 sur France 2 :

29% des adultes ne maîtrisent pas les gestes qui sauvent

D'après les chiffres, près de 29% des adultes assument ne pas maîtriser les gestes de premiers secours, et seuls 36% se sentent capables de les appliquer. L'objectif est d'égaler le niveau de l'Allemagne ou des pays scandinaves, où près de 80% de la population est formée aux gestes de premiers secours. "Les pays du Nord ont cette culture de l'apprentissage du geste qui sauve", explique un responsable des formations aux premiers secours. Parmi les pistes pour améliorer les chiffres : former des Formateurs SST et multiplier les citoyens sauveteurs et les Sauveteurs Secouristes du Travail (SST).

Plus d'informations sur l'offre globale de formation du Centre National France SST : www.FranceSST.com

> Le 23 octobre 2021