Soutien de France SST à Reforest’Action en Guinée > Très beau bilan 2021

Soutien de France SST à Reforest’Action en Guinée > Très beau bilan 2021

En Guinée, notre projet de reforestation a pour objectif de créer des forêts jardins afin de permettre aux populations locales de récolter des fruits et de diversifier leurs sources de revenus. Il vise également à planter des palétuviers afin de restaurer les littoraux et de lutter contre la montée du niveau de la mer.

La République de Guinée connaît une dégradation croissante de son environnement et de ses forêts, qui constitue une menace pour les générations présentes et futures. L’agriculture traditionnelle, l’extraction artisanale du sel, le fumage de poisson, l’exploitation minière et l’explosion démographique sont les causes principales du déboisement dans les zones rurales.

C’est dans ce contexte environnemental sensible que le Centre National France SST soutient Reforest’Action et l'ONG Guinéenne, RENASCEDD (Réseau National de la Société Civile pour l’Environnement et le Développement Durable), pour planter des arbres dans la préfecture de Boffa, en bord de mer, à une centaine de kilomètres au Nord de la capitale. Ce projet de reforestation associe une grande diversité d'essences sélectionnées selon les conditions pédoclimatiques de la zone et les besoins des populations. C'est pour cette raison que des arbres fruitiers (manguiers, avocatiers, orangers) côtoient des essences comme l'acacia ou le gmélina, qui sont utilisés comme bois d'œuvre ou bois de chauffe. Ces essences à croissance rapide permettent de mettre à disposition des communautés une ressource durablement gérée afin d’éviter les coupes au sein des forêts existantes.

Au sein de trois localités -  Bandégnindé, Tokhèlè et Yèrèyady - proches de Boffa, l'objectif est ainsi de mettre en place de véritables jardins forêts, à la fois utiles à l'Homme et à l'environnement. Une activité de restauration de la mangrove est entreprise dans le même temps. Des palétuviers sont ainsi plantés en bord de mer afin de restaurer les littoraux et de lutter contre la montée des eaux.

Parallèlement à l'activité de plantation, qui se déroule du mois de juin au mois d’août, nous pilotons l'entretien par l'intermédiaire de RENASCEDD et le suivi des arbres plantés de septembre à mai. L’ONG propose également des formations en agriculture durable aux bénéficiaires du projet de reforestation, afin que les communautés locales puissent atteindre un développement autonome et respectueux de leur environnement.

Ce projet de plantation d'arbres permet de restaurer un écosystème dégradé, de renforcer l'accueil de la biodiversité, et de lutter contre le réchauffement climatique. Grâce à la création de jardins forêts, les revenus des communautés sont diversifiés. Les populations locales sont également sensibilisées à la protection de leur environnement.

Afin d'augmenter son soutien à Reforest'Action en 2022, le Centre National France SST, s'engage dans l'opération "Une inscription formation = un arbre planté ".

France SST, le 15 décembre 2021.

Risques chimiques > Conséquences de la nouvelle Loi Santé sur le DUER et les formations ?

Risques chimiques > Conséquences de la nouvelle Loi Santé sur le DUER et les formations ?

La loi Santé Travail du 2 Août 2021 pour renforcer la prévention, introduit la notion de polyexpositions dans les règles de prévention des risques professionnels pour la santé et la sécurité des travailleurs exposés à des risques chimiques (Art. L.4412-1 du CT).

Les risques chimiques dans le DUER

De plus, « La traçabilité collective qui doit permettre d’évaluer la polyexposition des salariés aux produits chimiques du fait de l’effet combiné qu’ils peuvent produire » est prévue dans l'Accord National Interprofessionnel (ANI) négocié et signé par les différents partenaires sociaux au niveau national.

Par conséquent, il convient dorénavant d'attacher une attention toute particulière au traitement, au stockage, aux incompatibilités, à l'archivage des FDS et aux cotations des différents agents chimiques afin de les intégrer précisément dans le Document Unique. Si vous souhaitez devenir compétents dans la rédaction règlementaire des DUER ou devenir Auditeur de Document Unique, participez à notre module de 2 jours > Devenir Auditeur / Rédacteur de DUER.

Vous pensez que votre entité n'est pas concernée par les risques chimiques ?
Pourtant, vous devez sûrement utiliser quotidiennement de la Solution Hydro Alcoolique ou des aérosols pour nettoyer vos écrans et claviers !

Obligation de la formation risques chimiques

Pour le suivi individuel renforcé, si le médecin du travail constate une exposition du travailleur à certains risques dangereux, il met en place une surveillance post-exposition ou post-professionnelle, en lien avec le médecin traitant et le médecin-conseil.

Or, l'Article R.4412-38 du Code du Travail, prévoit que les travailleurs qui utilisent des agents chimiques ou lorsqu'il y a des produits chimiques dans leur environnement de travail, ces derniers "reçoivent une formation et des informations sur les précautions à prendre pour assurer leur protection...". Ainsi, les formations risques chimiques sont des formations obligatoires pour l'ensemble des salariés ! En effet, dans votre environnement de travail vous utilisez sûrement de l'alcool à brûler, du dégrippant, de l'eau de javel, ou de l'acide chlorhydrique voir de la crème à récurer.

Enfin, l’ANI insistait sur l’amélioration de la substitution des agents chimiques dangereux, et en particulier les CMR, avec notamment le renforcement de la recherche des produits de substitutions. Les signataires souhaitent donc que les entreprises concilient « la sécurité des produits pour les salariés, le respect de l’environnement, la sécurité des consommateurs et la réalisation du travail pour lequel le produit est utilisé ».

CM France SST
Poitiers, le 11 décembre 2021

Si vous souhaitez vous former sur la prévention des risques chimiques :

Retard de formations aux gestes qui sauvent chez les Français

Retard de formations aux gestes qui sauvent chez les Français

Près d'un Français sur trois déclare ne pas savoir effectuer le moindre geste de premiers secours. Un chiffre qui place la France loin derrière ses voisins, alors que de nombreux décès peuvent être évités.

Pour les stagiaires des formations secourisme, le geste du massage cardiaque est essentiel pour leur avenir professionnel et pour la santé de leurs clients. "On a constaté qu'en France, il y a eu beaucoup de retard sur cette formation", explique l'un d'eux, chauffeur de bus. Le nombre de Français suivant les formations de premiers secours est en baisse, passant de 749 000 en 2019 à 383 000 en 2020. Nombreux d'entre eux assument ne pas maîtriser ces gestes.

Extrait du JT du 23 octobre 2021 sur France 2 :

29% des adultes ne maîtrisent pas les gestes qui sauvent

D'après les chiffres, près de 29% des adultes assument ne pas maîtriser les gestes de premiers secours, et seuls 36% se sentent capables de les appliquer. L'objectif est d'égaler le niveau de l'Allemagne ou des pays scandinaves, où près de 80% de la population est formée aux gestes de premiers secours. "Les pays du Nord ont cette culture de l'apprentissage du geste qui sauve", explique un responsable des formations aux premiers secours. Parmi les pistes pour améliorer les chiffres : former des Formateurs SST et multiplier les citoyens sauveteurs et les Sauveteurs Secouristes du Travail (SST).

Plus d'informations sur l'offre globale de formation du Centre National France SST : www.FranceSST.com

> Le 23 octobre 2021

Géo’DAE > La base nationale des défibrillateurs

Géo’DAE > La base nationale des défibrillateurs

Prévu par l'Arrêté du 29 octobre 2019 relatif au fonctionnement de la base de données nationale des défibrillateurs automatisés externes (DAE), le portail Géo'DAE représente la base de données nationale des défibrillateurs recensés en France.

La règlementation en 3 points

La loi du 28 juin 2018 relative aux défibrillateurs cardiaques a eu trois principales répercussions règlementaires sur cette implantation :
- Tout d'abord, le décret du 19 décembre 2018 a imposé la mise en place des DAE pour les Etablissements Recevant du Public (ERP) ;
- Puis, un renforcement de la signalétique a été identifié par le Décret du 19 décembre 2018 ;
- Enfin, le Décret du 27 décembre 2018 précise la création d’une base nationale des DAE.

Le citoyen sauveteur

La loi du 3 juillet 2020, a créé le statut de citoyen sauveteur. Elle vise à encourager les personnes témoin d’un arrêt cardiaque à effectuer les gestes qui sauvent afin de lutter contre l’arrêt cardiaque. Le statut exonère le citoyen sauveteur de toute responsabilité civile pour le préjudice qui résulte pour la victime de son intervention (sauf faute intentionnelle ou caractérisée). Toute personne portant assistance de manière bénévole à une personne en situation apparente de péril grave et imminent. Les gestes qui caractérisent le citoyen sauveteur sont la pratique du massage cardiaque, l’utilisation du défibrillateur cardiaque ou tout autre geste de premiers secours.

Qui doit s'équiper d'un DAE ?

A partir du 1er janvier 2022, tous les Établissements Recevant du Public (ERP) devront s’équiper d’un DAE.

 

Une fois équipé, que doit-on faire ?

1 - La déclaration

Pour participer activement à la géolocalisation, les informations relatives à l’accessibilité et à la localisation de vos DAE sont à déclarer au sein de la base nationale : https://geodae.atlasante.fr

2 - La signalisation

Une signalétique adaptée doit permettre à tout témoin d’un arrêt cardiaque de s’orienter rapidement vers le DAE le plus proche.

3 - La maintenance

Le DAE est un dispositif médical soumis à une obligation de maintenance. Veuillez vous référer aux recommandations du fabricant et de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé.

Quels bénéfices ?

Vous intégrez dans votre démarche de responsabilité sociétale des enjeux de santé publique.

Vous participez activement à l’augmentation des chances de survie lors d’un arrêt cardiaque.

Pour en savoir plus, consultez les formations secourisme du Centre National France SST :

Loi Santé Travail > Quels sont les principaux changements ?

Loi Santé Travail > Quels sont les principaux changements ?

La Loi du 2 août 2021 pour renforcer la prévention en santé au travail transpose l'accord national interprofessionnel (ANI) du 10 décembre 2020 par les partenaires sociaux en vue de réformer la santé au travail. Elle contient également des mesures afin de décloisonner la santé publique et la santé au travail.

Un renforcement de la prévention des risques

Le contenu du document unique d'évaluation des risques (DUER) est renforcé. Une conservation systématique du document devra se faire pour assurer la traçabilité des expositions. Pour garantir cette conservation, un amendement du Sénat a prévu le dépôt dématérialisé du DUERP et de ses mises à jour sur un portail numérique géré par les organisations d’employeurs. Le texte initial imposait à toutes les entreprises d'élaborer un programme annuel de prévention des risques professionnels et d'amélioration des conditions de travail (PAPRIPACT), compris dans le DUERP. Le Sénat a supprimé cette obligation pour les TPE et PME de moins de 50 salariés. (Pour en savoir plus sur l'évaluation des risques, vous pouvez devenir Auditeur / Rédacteur de DUER en 2 jours.) 

Les missions des services de santé au travail (SST), qui deviennent les "services de prévention et de santé au travail" (SPST), sont élargies (évaluation et prévention des risques professionnels, actions de promotion de la santé au travail...). Les SPST seront notamment chargés des campagnes de vaccination et de dépistage. Les parlementaires leur ont confié d'autres missions comme notamment le conseil en matière de conditions du télétravail.

La création du passeport de prévention, prévu par l'ANI, est actée. Toutes les formations suivies par le travailleur sur la santé et la sécurité devront figurer dans ce passeport. Un amendement du Sénat a étendu aux demandeurs d'emploi la possibilité d'ouvrir ce passeport. Sur amendements des parlementaires, le passeport de prévention sera intégré dans le passeport d’orientation, de formation et de compétences si le salarié ou demandeur d'emploi en possède un.

Toujours en matière de prévention, la définition du harcèlement sexuel au travail est revue. Le texte initial alignait le code du travail sur le code pénal. Les parlementaires sont revenus sur cette définition en prévoyant que le harcèlement sexuel au travail est matérialisé lorsqu’il est subi par le salarié et non pas lorsqu’il est imposé par l’auteur ou les auteurs. (Pour en savoir plus sur les risques psychosociaux (RPS), vous pouvez également devenir Formateur ou Consultant RPS en 5 jours.)

Du nouveau dans l'offre des services de prévention et santé

Le texte améliore la qualité du service rendu par les services de santé au travail. Ces derniers devront offrir un socle de services et feront l'objet d'une procédure de certification et d'agrément. Leurs règles de tarification sont revues. Un amendement sénatorial encadre davantage la fixation du niveau des cotisations de l'offre socle de services. Un décret doit intervenir.

Afin d'assurer un meilleur suivi des travailleurs, l'accès au dossier médical partagé (DMP) est ouvert au médecin du travail qui pourra l'alimenter. Les sénateurs sont revenus sur le principe que l’intégralité du dossier médical en santé au travail (DMST) soit intégrée au DMP. À la place, un volet relatif à la santé au travail complétera le DMP. Il sera accessible aux médecins et professionnels de santé du patient.

Dispositifs contre la désinsertion professionnelle

Diverses mesures visent à assurer un meilleur accompagnement de certains publics, notamment vulnérables et à lutter contre la désinsertion professionnelle. Les SPST devront mettre en place une cellule dédiée à la prévention de la désinsertion professionnelle. Les médecins du travail pourront recourir à la télémédecine. Une visite de mi-carrière professionnelle (à 45 ans à défaut d'accord de branche) et un rendez-vous "de liaison" (en vue du retour du salarié après une absence prolongée) sont créés.

Le suivi en santé au travail est étendu aux intérimaires, aux salariés des entreprises sous-traitantes ou prestataires comme aux travailleurs indépendants. Des amendements parlementaires sont venus compléter ce volet : conditions de mise en œuvre du suivi de la santé des salariés du particulier employeur, principe de mutualisation du suivi de la santé de travailleurs occupant des emplois identiques en cas de pluralité d’employeurs, dispositifs d’accompagnement permettant de tester un nouveau poste de travail élargis au contrat de rééducation professionnelle en entreprise (CRPE) et à l’essai encadré (destiné aux assurés en arrêt de travail).

Une nouvelle gouvernance de la santé au travail

La loi réorganise la gouvernance de la santé au travail, en adaptant l’organisation interne des SPST, en élargissant les conditions dans lesquelles le médecin du travail peut déléguer une partie de ses missions à d’autres membres de l'équipe de santé et en renforçant le pilotage national. En particulier, les médecins de ville pourront contribuer au suivi médical des travailleurs et le statut d'infirmier en santé au travail est consacré au niveau de la loi. Les sénateurs ont prévu aussi une expérimentation dans trois régions volontaires permettant à des médecins de travail de prescrire des arrêts des travail et des soins liés à la prévention au travail.

S'agissant du pilotage national, un comité national de prévention et de santé au travail (CNPST), aux compétences étendues, est institué au sein du Conseil d’orientation des conditions de travail. Un dernier article, issu de la commission mixte paritaire, prévoit les conditions de la fusion des agences régionales pour l’amélioration des conditions de travail (ARACT) avec l'Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT). Un décret doit intervenir avant 2023.

Les mesures du texte doivent s'appliquer au plus tard avant avril 2022. Des dates butoirs différentes ont été fixées par le Sénat notamment au 1er octobre 2022 pour le passeport prévention, au 1er janvier 2023 pour le médecin praticien correspondant et au 1er janvier 2024 pour le volet relatif à la santé au travail du DMP.

CM France SST
Poitiers, le 3 septembre 2021

Pour en savoir plus, sur toutes les formations permettant de développer la prévention des risques, cliquez ici :