INRS : Info importante pour les OF et les Formateurs

INRS : Info importante pour les OF et les Formateurs

L'INRS nous informe qu'en raison de la crise sanitaire actuelle, les organismes de formation habilités sont tenus d'appliquer strictement les mesures annoncées par le gouvernement et par conséquent de suspendre l'accueil présentiel des stagiaires jusqu'au 15 Avril 2020.

L'institut précise également que les temps de formation présentiel indiqués dans les documents de référence, ne peuvent en aucun cas se dérouler en formation à distance (FOAD, Visio Conférence, etc...).

Dérogation pour les MAC de Formateurs

De nombreux formateurs n'ont, ou ne pourront suivre leur session de MAC (Maintien Actualisation des Compétences) dans le délai imparti imposé par FORPREV. Ainsi, les formateurs devant renouveler leur certificat pendant cette année 2020 auront, exceptionnellement,  jusqu'au 31 décembre 2020 pour suivre leur MAC. Toutefois, il convient que le formateur soit inscrit le plus rapidement possible à une formation MAC avant la fin 2020.

Durant cette période, et jusqu’au 31 décembre 2020, il sera exceptionnellement accepté que les formateurs puissent animer des stages bien qu'étant hors délai. Les anomalies de session générées dans FORPREV, qui découleraient uniquement de cette situation ne seront pas prises en compte.

Consultez les dernières dates disponibles en 2020 pour mettre à jour votre certificat de Formateur :

INRS et SST > Report temporaire des formations

INRS et SST > Report temporaire des formations

Aujourd'hui, vendredi 13 mars, l'INRS vient d'éditer par communiqué, la préconisation de repousser provisoirement les formations SST.

En effet, publié sur le Quickplace de l'INRS, ce communiqué intitulé "COVID 19 et formations SST", précise que "l'apprentissage des gestes nécessitant des contacts physiques entre les stagiaires allant à l'encontre des recommandations nationales de lutte contre l'épidémie, l'INRS préconise aux entités habilitées de repousser temporairement les formations SST."

France SST profite donc de cette information pour rappeler les recommandations nationales de lutte contre l'épidémie, qu'il sera bon de respecter lors de l'animation des formations des autres dispositifs, ne nécessitant, à priori, pas de contacts physiques entre les participants :

Covid-19 : Suppression des insufflations en PSC1

Covid-19 : Suppression des insufflations en PSC1

Devant la propagation du virus COVID-19, la DGSCGC, par l'intermédiaire de son Chef de la section Secourisme (Lt Cédric BACOUP), se fait relais des recommandations que vient d'éditer l'European Resuscitation Council (ERC).

Compte tenu du risque de transmission du COVID-19 dans les milieux humides et par contact direct, l’enseignement de la RCP doit se limiter aux appuis thoraciques uniquement, sans pratiquer le bouche à bouche. En effet, conformément au référentiel PSC1 qui stipule que "si les insufflations ne peuvent pas être effectuées (répulsion, vomissements…) ou si le sauveteur ne se sent pas capable, il doit réaliser uniquement les compressions thoraciques en continu à un rythme de 100 à 120 compressions par minute".

On peut étendre cette recommandations à la période épidémique, que nous rencontrons actuellement, mais aussi pour l'ensemble des Unités d'Enseignements de sécurité civile (PSE1, PSE2, etc...).

Les mesures d'hygiène appropriées pour les mannequins (et autre matériels) dans les formations aux premiers secours doivent bien sûr être maintenues (Lavage des mains des participants, Désinfection à l’aide de lingettes désinfectantes des mannequins après chaque usage de groupe, etc…) et ceci afin de limiter les risques de transmission virale.

Covid 19 : Déclenchement du plan ORSAN-REB

Covid 19 : Déclenchement du plan ORSAN-REB

Le directeur de la DGS demande à chaque ARS de déclencher le plan ORSAN REB et aux 38 établissements de santé habilités Covid-19 (établissements de santé de première ligne) de se mobiliser au niveau 1.

La situation internationale préoccupante doit nous inciter à renforcer les mesures d’endiguement afin d’être prêt à réagir à tout moment à la prise en charge d’une chaine de transmission sur notre territoire. C’est à ce titre, que le Pr Jérôme SALOMON (Directeur Général de la Santé) a demandé à chaque ARS de déclencher le plan ORSAN REB afin de mettre en œuvre les mesures adéquates prévues dans le volet REB de leur plan de gestion des tensions hospitalières et des situations sanitaires exceptionnelles.

Ces établissements doivent être en alerte permanente pour assurer la prise en charge des patients cas possibles et le cas échéant, les cas confirmés. Il est demandé de relayer ce message de mobilisation auprès de ces établissements et de signaler toute difficulté de mobilisation.

Les SAMU-Centre 15 sont au cœur du dispositif de réponse. La désignation dans chacun des SAMU d’un référent médical de crise est importante pour assurer la permanence du contact avec le SAMU zonal, l’ARS, la médecine de ville et les établissements de santé. Cette fonction est aussi garante de la mise à jour des consignes, procédures et de la diffusion des messages institutionnels mais aussi de l’organisation de la montée en puissance du SAMU-Centre 15. Dans cette période très évolutives, il convient que les SAMU-Centre 15 soient particulièrement vigilants à des situations hors cadre de la définition de cas.

Malgré toutes ces mesures mises en œuvre, l’évolution internationale de l’épidémie liée notamment à la contagiosité du virus rend probable l’installation d’une circulation active du virus sur le territoire national. L’épidémie qui en découlerait imposerait la mobilisation de tous les professionnels de santé. Cette évolution notamment en Italie requiert de se préparer d'ores et déjà activement au passage en phase de circulation active du virus.

En effet, les caractéristiques du virus (R0 > 2 voire 3, intervalle intergénérationnel court = 4,5 jours et taux d’attaque nettement supérieur à celui de grippe saisonnière sur une population naïve (> 10%), durée moyenne d’hospitalisation de 11 jours +/- 4 jours [15 jours pour les formes sévères]), font du SARS-CoV-2 un virus au fort potentiel épidémique avec impact fort sur notre système de santé.

Cette phase épidémique nécessitera le passage à une stratégie d’atténuation qui repose sur 3 actions essentielles que sont :

La prise en charge des formes sévères et graves dans les établissements de santé (1ère ligne, 2ème ligne, voire 3ème ligne). D’après les données dont nous disposons actuellement, l’incidence des cas est maximale chez les personnes de plus de 50 ans avec 14% de formes sévères et 5% de formes graves nécessitant une hospitalisation. Dans ce cadre, les estimations du nombre de patients à prendre en charge en réanimation serait très supérieures aux épidémies de grippe saisonnière les plus sévères que nous avons connues jusque-là. Il convient donc qu’une stratégie soit identifié au plus vite dans chaque établissement de santé pour organiser la prise en charge de ces patients. La préparation des établissements de santé à cette épidémie est essentielle notamment en identifiant les circuits et les secteurs de prise en charge des patients malades, l’organisation des soins et de la continuité d’activité. Il s’agit aussi de travailler sur des structures d’aval de type SSR afin de libérer le plus rapidement possible les lits de soins aigus  ;

La prise en charge des formes modérées en ambulatoire (81% des malades) en médecine de ville. Une organisation doit être mise en place entre les professionnels de santé libéraux (médecins, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pharmaciens, …), services d’hospitalisation et de soins à domicile dans chaque région et déclinée dans chacun des territoires. Dans ce cadre, le SAMU-Centre 15 a un rôle essentiel pour la régulation médicale et la coordination des différents acteurs dans un objectif de « juste soin » afin notamment de ne pas saturer les établissements de santé. il s’agit d’organiser la montée en puissance des SAMU-Centre 15, de la régulation de l’AMU et de la PDSA, de développer la téléconsultation, d’imaginer des équipes ambulatoires dédiées ;

La préservation des personnes fragiles en établissements médico-sociaux. Il s’agit dans ces structures de prise en charge de personnes fragiles (personnes âgées, personnes handicapées) de prévenir, contenir le cas échéant, la transmission et d’assurer dans la mesure du possible la prise en charge des malades dans ses structures afin d’éviter de saturer les établissements de santé en renforçant leur médicalisation en lien avec la médecine de ville.

Une task Force interministérielle est en cours de constitution. Placée aux côtés du DGS, elle permettra d’assurer la cohérence de la réponse interministérielle et prendre toute mesure adaptée.

Un appel aux professionnels de santé retraités va être lancé pour inciter aux Consœurs et Confrères retraités à se mobiliser dans le cadre de la réserve sanitaire auprès de Santé publique France. Le DGS souhaite un relais de cet appel pour ainsi faciliter la constitution de cette force, essentielle pour assurer la montée en puissance du système de santé face à cette situation sanitaire exceptionnelle.

> Le 23 Février 2020

Risques sanitaires chez les pompiers

Risques sanitaires chez les pompiers

Tous les jours, les sapeurs pompiers sont exposés à de nombreux risque : substances chimiques généralement issues des produits de combustion lors des feux, à des agents biologiques ou encore physiques. Ils sont également confrontés à des contraintes organisationnelles, comme le travail en horaires décalés, et psychosociales, incluant une exposition aux violences. En ce mois d'octobre 2019, une étude vient dresser un large état des lieux sur la question des risques sanitaires liés aux activités des pompiers. 

Des risques multiples

Au-delà des risques liés à l’inhalation de fumées toxiques lors des incendies et de la pénibilité physique du métier, les sapeurs-pompiers sont également confrontés à d’autres expositions : virus, bactéries, moisissures ou encore le risque bruit, les températures et les pressions extrêmes. Ils sont également soumis à des contraintes organisationnelles comme le travail de nuit ou en horaires décalés, à des contraintes psychosociales et doivent parfois faire face à des violences. La multiplicité de ces expositions peut contribuer à l’augmentation des accidents et au développement de certaines pathologies.

Risques chimiques et contraintes organisationnelles

Les mesures de prévention actuelles concernant le risque chimique sont essentiellement centrées sur la phase active de la lutte contre l’incendie. Or, le risque d’exposition à des émanations toxiques est toujours présent même lorsque l’incendie est éteint, pendant les phases de surveillance, d’enquête, de déblai et y compris lors du retour en centre de secours, par la contamination des équipements, du matériel ou des véhicules, par les suies voir même les eaux d’extinction. La prise en compte des risques chroniques encourus par les pompiers pendant et après les interventions de lutte contre l’incendie doit ainsi être renforcée.

Les risques liés aux contraintes organisationnelles, parmi lesquelles le travail de nuit (garde de 24h) ou en horaires décalés ainsi que les risques psychosociaux (RPS) ne doivent pas être négligés. En 2016 une évaluation des risques sanitaires liés à ces contraintes de travail recommandait déjà l’optimisation des modes d’organisation du travail de nuit, afin d’en minimiser les impacts sur la vie professionnelle et personnelle.

S’agissant plus spécifiquement des risques psychosociaux (RPS), le constat est que certains pompiers s’engagent pour une activité principalement liée à la lutte contre l’incendie et vivent mal la réalité du métier, où la majorité des interventions correspond à du secours d’urgence aux personnes. Ce décalage dans la perception du métier peut conduire à une certaine souffrance au travail. Plusieurs pistes de réflexion ont été évoquées comme l’amélioration de l’information lors du recrutement ou l’instauration d’une réflexion sur l’organisation des métiers au sein des services départementaux d'incendie et de secours (SDIS).

Le suivi épidémiologique

Il existe peu d’études épidémiologiques sur la santé des sapeurs-pompiers. Les données issues des dossiers médicaux disponibles notamment dans les SDIS indiquent principalement des atteintes ostéo-articulaires et/ou musculaires, des contusions ou hématomes. Par ailleurs, les données du Réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles (RNV3P) font état notamment de pathologies respiratoires et des atteintes psychiques telles que des épisodes dépressifs ou anxieux.

Ce rapport recommande la mise en place d’une base de données permettant de centraliser les données de surveillance médicale des pompiers professionnels, militaires ou volontaires, ainsi que le suivi de leurs activités, qui permettrait d’améliorer les connaissances sur leur santé, la traçabilité des expositions et d’identifier les activités les plus risquées. Il est important que cette base de données puisse intégrer le cumul des différentes activités des sapeurs-pompiers professionnels exerçant également des activités de sapeurs-pompiers volontaires lorsque c’est le cas. Enfin, il recommande également de s’assurer de la mise en place effective d’un suivi médical post-professionnel des sapeurs-pompiers afin de mieux prévenir les risques à plus long terme après la cessation de leurs activités.