Les points clés des nouvelles recommandations internationales

Les points clés des nouvelles recommandations internationales

Sorties fin 2020, France SST vous propose ici un résumé des recommandations internationales ILCOR (International Liaison Committee on Resuscitation) en matière de premiers secours. Cet article a été élaboré pour que les secouristes et les formateurs en premiers secours prennent connaissance de la justification des recommandations qui aboutissent ou aboutiront à des changements dans l'enseignement et/ou la pratique des premiers secours.

Nota bene : C'est uniquement le texte de référence propre au dispositif enseigné (PSC1, SST, SIT, etc...) qui prime en fonction de la loi locale. En effet, ceci correspond aux lignes directives internationales soumises aux comités continentaux (ERC, AHA, NZRC, etc...) qui les transmettrons ensuite aux Observatoires Nationaux respectifs afin d'en décliner les référentiels correspondants.

Puisque cet article France SST est un résumé, il ne contient pas de renvois aux études publiées à l’appui et n’indique pas les catégories de recommandations et les niveaux de preuve. Pour obtenir des renseignements et des références supplémentaires, veuillez prendre connaissance des mises à jour ciblées de 2020 et du résumé détaillé des données scientifiques des premiers soins dans le International Consensus on First Aid Science With Treatment Recommendations (consensus international de 2020 sur les données scientifiques de premiers soins avec recommandations de traitement).

Informations générales ILCOR

Toute personne peut prodiguer des premiers soins dans toute situation. Les caractéristiques générales de la prestation des premiers soins, à n’importe quel niveau de formation, comprennent la reconnaissance, l’évaluation et le classement par ordre de priorité de la nécessité de prodiguer les premiers soins ; la prestation des soins en utilisant les compétences appropriées ; la reconnaissance des limites et le recours à un traitement supplémentaire au besoin, comme l’activation des services médicaux d’urgence (SMU) ou le recours à une autre aide médicale.

Les mises à jour internationales de fin 2020 comportent des recommandations relatives aux éléments suivants : reconnaître l’AVC, fournir de l’oxygène d’appoint aux personnes chez lesquelles on soupçonne un AVC, offrir de l’aspirine aux personnes qui ont une douleur thoracique, offrir du glucose aux personnes chez lesquelles on soupçonne une hypoglycémie, les moyens de stopper une hémorragie mettant en jeu le pronostic vital, l’utilisation de bandages compressifs pour traiter une lésion articulaire fermée à une extrémité et des techniques de refroidissement en cas d’hyperthermie d’effort ou d’un coup de chaleur.

 

1 - Les principales modifications

> Les intervenants en premiers soins peuvent vérifier si une personne présente des signes de faiblesse au visage, une faiblesse dans le bras ou une faible préhension d’un côté du corps ou un trouble de la parole pour déterminer si elle fait un AVC. Ils doivent alerter les services d’urgence quand cela se produit.

> Après avoir alerté les services d’urgence, les secouristes peuvent encourager les adultes conscients souffrant d’une douleur thoracique non traumatique à mâcher et à avaler 160mg à 325mg d’aspirine. Cette recommandation s’applique à tous les adultes, à l’exception de ceux qui sont allergiques à l’aspirine ou de ceux à qui des professionnels de la santé ont conseillé de ne pas prendre d’aspirine.

> Les garrots doivent être utilisés dès qu’ils sont disponibles pour traiter une hémorragie d’une extrémité mettant en jeu le pronostic vital ou une hémorragie d’une extrémité qui ne peut pas être maîtrisée par une pression directe.

> Une pression manuelle directe et l’utilisation d’un pansement hémostatique si possible sont la méthode à suivre pour traiter les blessures accompagnées d’une hémorragie externe mettant en jeu le pronostic vital qui ne se prêtent pas à l’utilisation d’un garrot ou pour traiter une hémorragie d’une extrémité en attendant qu’un garrot soit disponible.

> Pour les personnes souffrant d’une hyperthermie d’effort ou d’un coup de chaleur, l’immersion de tout le corps dans de l’eau froide est la technique la plus efficace pour réduire rapidement la température centrale et doit être amorcée dès que possible jusqu’à ce qu’une température de moins de 39 °C soit atteinte ou que les signes et symptômes du coup de chaleur disparaissent. Si l’immersion de tout le corps dans de l’eau froide est impossible, d’autres sortes de refroidissement comme les blocs réfrigérants, les douches froides et l’utilisation d’un ventilateur peuvent être des méthodes réalisables.

2 - Reconnaissance de l’AVC

2020 (version mise à jour) : Pour reconnaître un AVC possible, les intervenants en premiers soins peuvent vérifier les signes de faiblesse dans le visage, une faiblesse dans le bras ou une faible préhension d’un côté du corps ou un trouble de la parole et doivent alerter les services d’urgence dès que possible si l’un de ces signes est présent.

2015 (ancienne version) : L’utilisation d’un système d’évaluation de l’AVC par les intervenants en premiers soins est recommandée.

Pourquoi : L’AVC est une cause importante d’incapacité et de décès, et les résultats des patients ayant subi un AVC s’améliorent grâce à la reconnaissance rapide des signes de l’AVC et à l’accès rapide à des interventions lors desquelles chaque minute compte. Plusieurs outils de reconnaissance de l’AVC permettent de reconnaître un AVC par des signes de faiblesse au visage, au bras ou à la préhension d’un côté du corps ou de trouble de la parole. Des études d'observation et des outils de reconnaissance de l’AVC ont démontré une réduction de l’intervalle de temps entre l’apparition des symptômes et le traitement chez les patients ayant subi un AVC, de meilleurs taux de diagnostic de l’AVC et un délai amélioré avant de recevoir le traitement définitif, en particulier la thrombolyse.

3 - L’aspirine chez les adultes ayant une douleur thoracique non traumatique

2020 (version mise à jour) : En attendant l’arrivée des services d’urgence, les secouristes peuvent encourager les adultes conscients ayant une douleur thoracique non traumatique à mâcher et à avaler de l’aspirine, sauf si la personne présentant une douleur a une allergie connue à l’aspirine ou si un professionnel de la santé lui a conseillé de ne pas en prendre.

2015 (ancienne version) : En attendant l’arrivée des SMU, le secouriste peut demander à la personne présentant une douleur thoracique de mâcher un comprimé d’aspirine si les symptômes permettent de soupçonner une crise cardiaque et que la personne n’a pas d’antécédents d’allergie à l’aspirine ou de contre-indication, comme des saignements récents. Si la personne présente une douleur thoracique qui ne semble pas être d’origine cardiaque, ou si le secouriste n’est pas certain ou n’est pas à l’aise avec l’administration de l’aspirine, il ne doit pas encourager la personne à en prendre.

Pourquoi : L’aspirine administrée tôt à un patient faisant une crise cardiaque augmente les chances de survie dans certains cas. Dans les anciennes versions des lignes directrices, on conseillait aux intervenants en premiers soins d’offrir de l’aspirine seulement aux personnes présentant des symptômes de douleur thoracique évocateurs d’une crise cardiaque. Toutefois, il peut être difficile de faire la distinction entre une douleur thoracique due à une crise cardiaque et les douleurs thoraciques dues à d’autres causes. Même si aucune étude n’a été menée pour évaluer les avantages et les risques liés à l’administration d’aspirine par les intervenants en premiers soins à des personnes présentant une douleur thoracique non traumatique, le groupe de rédaction des lignes directrices ILCOR en matière de premiers soins était d’avis que les avantages potentiels de l’administration précoce d’aspirine l’emportent sur le risque potentiel lié à l’administration d’une dose unique d’aspirine. Cette recommandation s’applique à tous les adultes, à l’exception de ceux qui ont une allergie à l’aspirine ou de ceux à qui un professionnel de la santé a recommandé de ne pas en prendre.

4 - Maîtriser une hémorragie mettant en jeu le pronostic vital

2020 (nouveau) : Un garrot fabriqué industriellement doit être utilisé comme traitement de première ligne pour une hémorragie d’une extrémité mettant en jeu le pronostic vital et doit être mis en place dès que possible après que la blessure s’est produite. Si on ne dispose pas dans l’immédiat d’un garrot fabriqué industriellement, ou si ce type de garrot utilisé adéquatement ne permet pas d’arrêter l’hémorragie, une pression manuelle directe doit être appliquée et un pansement hémostatique doit être utilisé si possible pour traiter une hémorragie d’une extrémité mettant en jeu le pronostic vital. Lorsqu’une personne présente une hémorragie externe mettant en jeu le pronostic vital, il faut appliquer une pression manuelle directe pour permettre l’arrêt initial de l’hémorragie dans le cas des blessures qui ne se prêtent pas à l’utilisation d’un garrot fabriqué industriellement ou lorsqu’on ne dispose pas de ce type de garrot. Si un pansement hémostatique est à portée de main, il peut être utile en tant que traitement d’appoint à la pression manuelle directe pour traiter l’hémorragie externe mettant en jeu le pronostic vital.

Pourquoi : Les anciennes versions des lignes directrices présentent des recommandations relatives à la maîtrise d’une hémorragie. Les mises à jour ciblées de fin 2020 proposent de nouvelles recommandations pour les personnes victimes d’une hémorragie mettant en jeu le pronostic vital associée à une perte de sang rapide. Il est possible de reconnaître une hémorragie mettant en jeu le pronostic vital par la formation d’une flaque de sang au sol, du sang qui coule rapidement ou qui gicle d’une blessure ou un saignement qui ne s’arrête pas malgré une compression manuelle directe. Plusieurs études ont montré que les garrots peuvent arrêter l’hémorragie d’une extrémité de façon sécuritaire et réduire les cas de mortalité. Puisqu’il est possible qu’un garrot ne soit pas toujours à portée de main, une pression manuelle directe doit être appliquée jusqu’à ce que l’on puisse utiliser un garrot. Une pression manuelle directe doit aussi être appliquée dans le cas des hémorragies mettant en jeu le pronostic vital qui sont causées par des blessures qui ne se prêtent pas à l’utilisation d’un garrot. Les données probantes actuelles laissent penser que les pansements hémostatiques, qui sont des matériaux qui favorisent la coagulation sanguine, permettent une maîtrise de l’hémorragie plus rapide et une plus grande diminution de la perte de sang que la pression directe appliquée seule. Les intervenants en premiers soins peuvent utiliser les pansements hémostatiques en tant que traitement d’appoint à la pression manuelle directe.

5 - Techniques de refroidissement pour l’hyperthermie d'effort et le coup de chaleur

2020 (nouveau) : Lorsqu’un adulte ou un enfant présente une hyperthermie d’effort ou un coup de chaleur, les intervenants en premiers soins doivent transporter la personne hors de l’environnement chaud, retirer ses vêtements superflus, limiter l’effort et alerter les services d’urgence. Lorsqu’un adulte présente une hyperthermie d’effort ou un coup de chaleur, il est raisonnable d’amorcer immédiatement un refroidissement actif en utilisant les techniques d’immersion de tout le corps (jusqu’au cou) dans de l’eau froide (1 °C à 26 °C), lorsque cela est sécuritaire, jusqu’à ce que la température corporelle centrale soit inférieure à 39 °C ou que les symptômes neurologiques aient disparu. Lorsqu’un adulte présente une hyperthermie d’effort ou un coup de chaleur, il peut être raisonnable d’amorcer d’autres sortes de refroidissement actif, en utilisant notamment des blocs réfrigérants, des douches froides, des draps et des serviettes froids, des vestes et des gilets de refroidissement, l’évaporation, la ventilation ou une combinaison de techniques lorsque l’immersion dans l’eau est impossible.

Pourquoi : Le coup de chaleur est une urgence médicale caractérisée par une température corporelle centrale supérieure à 40°C [hyperthermie grave] et un dysfonctionnement du système nerveux central (confusion, convulsions, coma...). Les données actuelles montrent qu’il est important d'abaisser la température corporelle le plus rapidement possible chez les personnes qui présentent un coup de chaleur pour réduire le risque de lésions d’organe ou de décès. Les secouristes doivent transporter ces personnes hors de l’environnement chaud, retirer leurs vêtements superflus et alerter les services d’urgence. Les études montrent que pour les adultes, l’immersion de tout le corps (jusqu’au cou) est la technique la plus efficace pour réduire rapidement la température centrale et qu’il est raisonnable d’appliquer cette technique dès que possible après la reconnaissance d’un coup de chaleur. D’autres techniques de refroidissement, notamment les blocs réfrigérants, les douches froides, les draps et les serviettes froids, les vestes et les gilets de refroidissement, l’évaporation ou la ventilation sont aussi efficaces pour abaisser la température corporelle, mais ne le font pas aussi rapidement que l’immersion dans l’eau froide. Les recommandations de traitement ont été extrapolées aux enfants en l’absence d’études publiées sur les techniques de refroidissement chez ce groupe de patients.

Pour obtenir plus d'informations sur ces recommandations ou répondre à vos questions :

Journée mondiale de santé et sécurité au travail 2021

Journée mondiale de santé et sécurité au travail 2021

Investir maintenant dans des systèmes de Santé et Sécurité au Travail (S&ST) résilients.

 

La pandémie de COVID-19 a conduit les gouvernements, les employeurs, les travailleurs et l’ensemble de la population à relever des défis sans précédent liés au virus SARS-CoV-2 et à ses nombreux effets sur le monde du travail. La Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail est axée cette année sur des stratégies de renforcement des systèmes nationaux de sécurité et de santé au travail (SST) visant à accroître la résilience, pour faire face aux crises actuelles et futures, en mettant à profit les leçons tirées et l’expérience acquise dans le monde du travail.

Depuis qu’elle s’est transformée en crise mondiale début 2020, la pandémie de COVID-19 a eu de profondes répercussions, partout. Elle a touché presque tous les aspects du monde du travail, avec le risque de transmission du virus sur les lieux de travail et l’émergence de risques pour la sécurité et la santé au travail (S&ST) résultant des mesures prises pour limiter la propagation du virus. L’adoption de nouvelles modalités de travail, telles que le recours généralisé au télétravail, offre par exemple de nombreuses possibilités aux travailleurs mais s’accompagne aussi de risques potentiels en matière de S&ST, notamment de Risques PsychoSociaux (RPS) et en particulier de violences.

La Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail 2021 est centrée sur la mobilisation des éléments d’un système de S&ST décrits dans la convention (n° 187) sur le cadre promotionnel pour la sécurité et la santé au travail, 2006. Le rapport publié à l’occasion de cette journée analyse de quelle manière la crise actuelle démontre l’importance de renforcer les systèmes de SST, notamment les services de santé au travail, au niveau national et dans les entreprises.

L’OIT saisira cette occasion pour accroître la sensibilisation et encourager le dialogue sur l’importance de créer des systèmes de S&ST résilients et d’investir dans ceux-ci, en s’inspirant d’initiatives régionales et nationales déjà menées pour limiter et prévenir la propagation du COVID-19 sur le lieu de travail.

Pour plus d'informations sur les actions de France SST, partenaire national de cette journée nationale :

RPS > Obligation impérative de prévention

RPS > Obligation impérative de prévention

Le 17 février 2021, la Cour de cassation a considéré qu'un employeur qui se contente d'un simple avertissement pour sanctionner un salarié condamné pénalement pour harcèlement sexuel, manque à son obligation de sécurité prévue à l'article L4121-1 du Code du travail.

Il faut noter que dans cette affaire, le harcèlement sexuel était avéré. Le harceleur avait été condamné par le tribunal correctionnel et sa victime avait "développé un syndrome dépressif réactionnel pris en charge au titre des accidents du travail".

Enfin, l'employeur "n'avait pris aucune mesure pour éloigner l'auteur du harcèlement du poste occupé" par sa victime. Bien entendu, il est possible de transposer cette décision au harcèlement moral.

Arrêt C. Cass Ch Soc 17.02.2021 n°19-18.149)


Pour en savoir plus :

PSC1 et formation professionnelle > Décret du 19 Mars 2021

PSC1 et formation professionnelle > Décret du 19 Mars 2021

Le décret n° 2021-296 du 19 mars 2021 modifiant le décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence ne modifie pas les instructions précédemment transmises pour les formations aux gestes de premiers secours.

Pour rappel, afin de ne pas altérer les capacités opérationnelles présentes et à venir, les formations suivantes peuvent être dispensées : PSE1, PSE2, PAE FPS et PAE FdF.

Les formations PSC1 ne sont pas autorisées sauf si elles sont dispensées dans le cadre de la formation professionnelle. Ainsi, les candidats, qui doivent justifier d'un PSC1 pour pouvoir obtenir une licence (taxi..), pour exercer une profession (accueil, assistante maternelle..), pour suivre une formation professionnelle (instituteur, encadrement centre de loisir...) peuvent être formés au PSC1.

Mais également si elles sont dispensées dans les collèges et lycées dans les conditions telles que définies à l'article 36 du décret n°2020-1310, si elles sont dispensées pour les volontaires du service civique. Pour les trois exceptions ci-dessus, l'apport de connaissance en distanciel doit être utilisé quand le support existe. Les formations PAE FPSC peuvent être conduites. L'organisation des formations devront impérativement respecter les mesures sanitaires diffusées dans la note DGSCGC du 5 juin 2020.

Les sensibilisations aux gestes qui sauvent (GQS) doivent être suspendues.
Elles ne peuvent faire l'objet d'aucune dérogation.

Il est rappelé que les manquements aux présentes consignes pourront faire l'objet de suspension des habilitations ou des agréments de formation.

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Lt Cedric BACOUP
DGSCGC

La santé mentale du salarié est bien de la responsabilité de l’employeur

La santé mentale du salarié est bien de la responsabilité de l’employeur

On le rappelle, l'employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs (Article L4121-1 du Code du travail). Si le salarié démissionne suite à un contexte de dégradation de sa santé mentale, il est possible, si l'employeur n'a rien fait pour l'empêcher, que cette démission puisse s'analyser en un licenciement aux torts de l'employeur. C'est ce que rappelle la Cour de cassation.

Embauchée dans une entreprise depuis 1984, une salarié démissionne en 2013. Elle saisit la juridiction prud’homale pour faire requalifier cette démission en licenciement sans cause réelle et sérieuse.

Dans les mois précédents cette démission, la salariée avait fait part à son employeur d'une dégradation de sa santé, notamment mentale, ayant pour origine un possible harcèlement moral de la part de son supérieur hiérarchique, mais également le licenciement récent de son conjoint.

Bien que le harcèlement moral n'ait pas été établi par la cour d'appel, la Cour de cassation retient que l'employeur n'a pas pris toutes les mesures, notamment préventives, pour assurer la santé mentale de la salariée.

> Il convient donc de requalifier la démission en un licenciement aux torts de l'employeur et de lui verser les sommes correspondantes (Cour de cassation, Chambre sociale, 6 janvier 2021, 19-17.299).

Pour en savoir plus sur les Risques PsychoSociaux, et notamment leur règlementation, cliquez ici pour :