Sécurité incendie : Qu’est-ce que l’alarme de type 4 ?

Sécurité incendie : Qu’est-ce que l’alarme de type 4 ?

La règlementation (Art. R4227-34 du CT) impose que "Les établissements dans lesquels peuvent se trouver occupées ou réunies habituellement plus de cinquante personnes, ainsi que ceux, quelle que soit leur importance, où sont manipulées et mises en œuvre des matières inflammables sont équipés d'un système d'alarme sonore". Cette installation d’alarme permet d’alerter le public en cas de danger.

L’alarme incendie, appelé Système de Sécurité Incendie (SSI), est un dispositif permettant d’avertir les occupants d’un lieu en cas d’incendie afin de favoriser leur évacuation dans les meilleures conditions et assurer ainsi la sécurité des personnes. L’alarme diffère selon le type d’ERP (Etablissement Recevant du Public) à équiper.

Il existe cinq catégories d’établissements,  déterminées d’après l’effectif du public et du personnel.

  • 1ère catégorie : au-dessus de 1 500 personnes ;
  • 2ème catégorie : de 701 à 1 500 personnes ;
  • 3ème catégorie : de 301 à 700 personnes ;
  • 4ème catégorie : 300 personnes et au-dessous, à l’exception des établissements de 5ème catégorie ;
  • 5ème catégorie : établissements faisant l’objet de l’article R. 123-14 du code la construction et de l’habitation dans lesquels l’effectif du public n’atteint pas le chiffre minimum fixé par le règlement de sécurité pour chaque type d’exploitation.

> Les SSI (Systèmes de Sécurité Incendie) sont classés en cinq catégories, selon le niveau de risque : A - B - C - D - E

La catégorie A représentant le niveau de risque maximum et E le niveau de risque minimum.

> Le niveau de risque décidera du type d’alarme à installer : 1, 2a, 2b, 3 ou 4.

L’alarme de type 4 est composée d’un déclencheur manuel relié à une centrale, ainsi que d’un diffuseur d’alarme sonore conforme à la norme AFNOR NFS32001.

Quelques exemples d'ERP avec ce type d'installation :

- Etablissement sportif couvert : 1 à 700 personnes
- Salle d'exposition : 1 à 300 personnes
- Etablissement de culte, musée : 1 à 1500 personnes
- Salle de danse ou de jeux : 1 à 20 personnes
-  Etablissements recevant des travailleurs : de 1 à 700 personnes sans matière inflammable
- Gare souterraine ou aérienne : 1 à 300 personnes
- Restaurant : 1 à 700 personnes
- Salle de spectacle : 1 à 700 personnes
- Centre commercial : 1 à 300 personnes
- Administration, banque : 1 à 300 personnes
- Etablissement d'enseignement : 1 à 300 personnes
- Bibliothèque : 1 à 100 personnes

Département Formation Incendie - France SST
> Samedi 2 Mai 2020

Si vous souhaitez devenir Formateur Incendie,
ou obtenir des informations sur nos formations SSIAP, cliquez sur l'image :

Risques sanitaires chez les pompiers

Risques sanitaires chez les pompiers

Tous les jours, les sapeurs pompiers sont exposés à de nombreux risque : substances chimiques généralement issues des produits de combustion lors des feux, à des agents biologiques ou encore physiques. Ils sont également confrontés à des contraintes organisationnelles, comme le travail en horaires décalés, et psychosociales, incluant une exposition aux violences. En ce mois d'octobre 2019, une étude vient dresser un large état des lieux sur la question des risques sanitaires liés aux activités des pompiers. 

Des risques multiples

Au-delà des risques liés à l’inhalation de fumées toxiques lors des incendies et de la pénibilité physique du métier, les sapeurs-pompiers sont également confrontés à d’autres expositions : virus, bactéries, moisissures ou encore le risque bruit, les températures et les pressions extrêmes. Ils sont également soumis à des contraintes organisationnelles comme le travail de nuit ou en horaires décalés, à des contraintes psychosociales et doivent parfois faire face à des violences. La multiplicité de ces expositions peut contribuer à l’augmentation des accidents et au développement de certaines pathologies.

Risques chimiques et contraintes organisationnelles

Les mesures de prévention actuelles concernant le risque chimique sont essentiellement centrées sur la phase active de la lutte contre l’incendie. Or, le risque d’exposition à des émanations toxiques est toujours présent même lorsque l’incendie est éteint, pendant les phases de surveillance, d’enquête, de déblai et y compris lors du retour en centre de secours, par la contamination des équipements, du matériel ou des véhicules, par les suies voir même les eaux d’extinction. La prise en compte des risques chroniques encourus par les pompiers pendant et après les interventions de lutte contre l’incendie doit ainsi être renforcée.

Les risques liés aux contraintes organisationnelles, parmi lesquelles le travail de nuit (garde de 24h) ou en horaires décalés ainsi que les risques psychosociaux (RPS) ne doivent pas être négligés. En 2016 une évaluation des risques sanitaires liés à ces contraintes de travail recommandait déjà l’optimisation des modes d’organisation du travail de nuit, afin d’en minimiser les impacts sur la vie professionnelle et personnelle.

S’agissant plus spécifiquement des risques psychosociaux (RPS), le constat est que certains pompiers s’engagent pour une activité principalement liée à la lutte contre l’incendie et vivent mal la réalité du métier, où la majorité des interventions correspond à du secours d’urgence aux personnes. Ce décalage dans la perception du métier peut conduire à une certaine souffrance au travail. Plusieurs pistes de réflexion ont été évoquées comme l’amélioration de l’information lors du recrutement ou l’instauration d’une réflexion sur l’organisation des métiers au sein des services départementaux d'incendie et de secours (SDIS).

Le suivi épidémiologique

Il existe peu d’études épidémiologiques sur la santé des sapeurs-pompiers. Les données issues des dossiers médicaux disponibles notamment dans les SDIS indiquent principalement des atteintes ostéo-articulaires et/ou musculaires, des contusions ou hématomes. Par ailleurs, les données du Réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles (RNV3P) font état notamment de pathologies respiratoires et des atteintes psychiques telles que des épisodes dépressifs ou anxieux.

Ce rapport recommande la mise en place d’une base de données permettant de centraliser les données de surveillance médicale des pompiers professionnels, militaires ou volontaires, ainsi que le suivi de leurs activités, qui permettrait d’améliorer les connaissances sur leur santé, la traçabilité des expositions et d’identifier les activités les plus risquées. Il est important que cette base de données puisse intégrer le cumul des différentes activités des sapeurs-pompiers professionnels exerçant également des activités de sapeurs-pompiers volontaires lorsque c’est le cas. Enfin, il recommande également de s’assurer de la mise en place effective d’un suivi médical post-professionnel des sapeurs-pompiers afin de mieux prévenir les risques à plus long terme après la cessation de leurs activités.

Nos formations SSIAP 1, 2 et 3 pour 2020

Nos formations SSIAP 1, 2 et 3 pour 2020

Nous avons le plaisir de vous communiquer toutes nos dates de formations SSIAP pour l'année 2020. En cliquant sur le niveau souhaité, vous aurez accès aux pré-requis, aux tarifs et aux différentes dates des Formations Initiales, des Recyclages et des Remises à Niveau.

Pour rappel, les formations SSIAP donnent accès aux emplois d’Agent, de Chef d'équipe ou de Chef de service de sécurité incendie. Le SSIAP (Service de Sécurité Incendie et d’Assistance à Personnes) est une formation diplômante obligatoire en France pour accéder à ces postes. C'est une formation encadrée par la loi et les programmes sont conçus afin d’apporter au candidat des bases solides en matière de prévention et de sécurité (Arrêté du 2 mai 2005).

Des possibilités d'intégration de stagiaires en Recyclage et en Remise à niveau sont possibles sur les premières semaines des Formations initiales SSIAP 1, 2 et 3 donc n'hésitez pas à nous contactez, si vous êtes intéressés.

Risque de cancer important chez les pompiers ?

Risque de cancer important chez les pompiers ?

Au cours des étapes de déblaiement, de nettoyage des tenues de lutte contre l'incendie et des ARI (Appareils Respiratoires Isolants), les sapeurs pompiers peuvent absorber, soit par voie cutanée ou par inhalation, des HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques), du benzène, du formaldéhyde et d’autres composés organiques volatils, dont quelques-uns figurent parmi les substances classées cancérogènes pour l’humain par le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer).

L’exposition des sapeurs pompiers à ces substances a donc provoqué de nombreuses interrogations quant à de possibles associations entre leur activité professionnelle et l'apparition de certains cancers.

Sous la direction du chercheur Paul G. Brantom, une équipe scientifique a consulté plus de 600 articles sur l’exposition et l’épidémiologie relatives au cancer chez les sapeurs pompiers publiés entre 2007 et 2017. Parmi elles, 11 études concernent spécifiquement les sapeurs pompiers, auxquelles s’ajoutent 14 études effectuées sur des sièges de cancer particuliers.

Ces travaux scientifiques portent sur des périodes d’activité professionnelle allant jusqu’à 40 ans et ont pu démontrer la relation directe entre l'activité de sapeur pompier et 21 sièges de cancers.

Des liens étroits

Leur synthèse permet d’affirmer l’existence d’un nombre important de mésothéliomes chez les sapeurs pompiers actifs il y a plus de 30 ans, ce qui s’explique probablement par l'exposition à l’amiante. Les scientifiques notent qu’on ne peut, par ailleurs, entièrement écarter un lien avec le cancer du poumon, associé entre autres à ce même type d’exposition, bien qu’il soit moins marqué. Il est également fait état de cas plus fréquents de lymphomes non hodgkiniens (LNH) et de cancers de la prostate chez les pompiers. Certains des articles rapportent des associations avec les cancers de la vessie, du cerveau, de la tête et du cou, des reins, de l’œsophage et de la peau, de même qu’avec la leucémie.

Plusieurs facteurs en cause

Il est parfois difficile de tirer des conclusions précises quant au rapport entre travail et apparition de cancers en raison de la présence de plusieurs autres facteurs de risque. Par exemple, l’organisation du travail des sapeurs pompiers inclut notamment du travail posté (souvent la nuit), selon lequel, les personnels se relaient au même poste. Or, ce mode de fonctionnement est également soupçonné d’accroître le risque de certains cancers.

En conclusion, les données scientifiques des 10 dernières années ont ajouté peu de certitudes. Les chercheurs spécialisés en santé et en sécurité du travail doivent donc continuer de mener des études épidémiologiques, plus approfondies et de longue durée, pour espérer y voir plus clair un jour.