Prise de parole et port du masque

Prise de parole et port du masque

Le masque constitue un réel changement dans les modes d’activités de travail. Tous les professionnels de la voix (Formateurs, Conférenciers, Consultants...) ont en commun d’exercer des métiers de contacts et de communication. Ils disent que cela constitue le moteur qui les fait aimer leur activité.

A - Les conséquences du masque sur la communication

> L'intensité

Le masque chirurgical peut diminuer l’intensité de la voix de 5 à 12 dB en fonction des fréquences du son (2.000 Hz à 3.000 Hz). Ce sont les zones spectrales du « formant de l’orateur » pour la parole puisque les basses fréquences sont relativement bien transmises. L'atténuation de l'intensité peut varier en fonction des masques : Lorsqu’on ajoute au masque une barrière en plastique transparente (de type visière), la perte d’intensité peut aller jusqu’à 20 dB. Avec les masques en tissu, on note une atténuation de 20 dB, et de 10 dB avec les masques en plastique transparent.

Le masque chirurgical filtrant jetable qui est utilisé en milieu hospitalier semble le plus approprié.

La voix est le principal instrument de travail pour plus d'un salarié sur trois.

> L’articulation

Le masque a également un impact sur l’intensité sonore et les caractéristiques spectrales des consonnes fricatives telles que ch, f, ou s ainsi que sur celle des consonnes plosives comme p, t, q et k.

Le masque modifie la façon dont on va pouvoir articuler les consonnes et dont elles seront perçues.

> Les indices visuels

Le port du masque cache tout l’étage inférieur du visage. La compréhension des messages parlés ne passe pas uniquement par la perception auditive du signal sonore vocal. Elle se fait tout autant grâce à la perception des mouvements oro-faciaux (bouche, lèvres, joues, yeux, sourcils, front et mâchoire inférieure). Avec le masque, ils sont autant d’indices visuels auxquels l'auditoire n’a pas accès.

Sur les 5 célèbres canaux de communication VAKOG, le masque perturbe 2 des principaux canaux de communication utilisés en formation professionnelle : l’auditif et le visuel.

> L'émission vocale

La présence d’une barrière physique au niveau de la bouche suscite l’impression qu’on ne va pas être entendu. Le formateur cherche alors à compenser en parlant plus fort, comme pour passer par-dessus le masque. Augmenter l’intensité de la voix équivaut à augmenter l’amplitude de vibration des plis vocaux et la pression de l’air expiré. Ce comportement ajoute à la charge vocale et fatigue la voix. Parler fort et crier provoque des microtraumatismes du tissu des plis vocaux, pouvant conduire à des lésions sur les plis vocaux tels que nodules ou polypes.

Le risque est la mise en route systématique du comportement de "forçage vocal" chez ces professionnels. En effet, moins on a de voix et plus on force pour en avoir.

> Le masque modifie l'articulation et la respiration

Le port du masque peut gêner l’articulation notamment au niveau des mouvements de la mâchoire dont l’amplitude peut se trouver réduite. Il peut également gêner les lèvres dans les mouvements qu’elles réalisent pour articuler certains phonèmes. Le masque induit un inconfort respiratoire car il joue sur la quantité d’air inspiré et sur la fréquence respiratoire. Masqués, nous inspirons plus souvent, et de façon moins libre, c’est-à-dire plus superficielle, et courte. Notre résistance à l’effort étant moindre, nos performances vocales sont diminuées.

On constate fréquemment une réduction de la longueur des phrases, l’apparition d’un essoufflement ou d’une sensation d’oppression allant de pair avec la mise en route du souffle thoracique supérieur.

Plusieurs conduites peuvent aider, cependant elles ne remplaceront pas votre propre détermination à ne pas crier, ne pas forcer sur votre voix et à utiliser et/ou créer vous-même des outils complémentaires pour y parvenir.

B - Les adaptations pour communiquer efficacement

> Le canal visuel

Rendre la parole visible en dépit du masque est le premier réflexe. Il suffit de créer une fenêtre transparente à sa partie inférieure qui laisse voir la bouche. Transparents au niveau de la bouche, mais couvrant de manière opaque le nez et le menton, les masques de type Masque Inclusif, transparents et antibuée permettent la filtration des projections ou substances en suspension à 98% à neuf et même après 20 lavages. Des tests pour évaluer l’efficacité et leur homologation sont en cours. En attendant, les masques chirurgicaux jetables constituent la meilleure protection. Attention à la visière ou à l’écran facial qui ne couvrent que la partie inférieure du visage. Tous deux permettent de voir le visage, mais ils sont interdits en France (au jour d’aujourd’hui) et ne protègent pas des aérosols.

> Le canal auditif

Pour compenser la sourdine acoustique que crée le masque, on peut jouer sur l’intensité du signal vocal. On distingue deux méthodes pour augmenter le volume du son produit :

  • Parler plus fort en modifiant le comportement des plis vocaux. Cela génère des contractions de la musculature laryngée et péri laryngée, augmente la charge vocale en multipliant les micro-traumatismes appliqués au pli vocal. Cette attitude est particulièrement dangereuse.
  • Enrichir l’énergie fréquentielle de la voix dans la zone où l’oreille humaine est particulièrement sensible (entre 2 et 4 KHz), en plaçant la voix dans les résonateurs. Amplifier la voix ! Solution évidente, à laquelle les parleurs ne pensent pas forcément, elle est pourtant le premier moyen pour se prémunir de la fatigue vocale due au port du masque. De nombreux professionnels de la voix sont déjà sonorisés en Europe mais peu en France.

Il existe des solutions efficaces pour amplifier sa voix avec des systèmes d’amplification légers et mobiles, vraiment peu chers !

> Les points clés

  • Veillez à ce que la bande passante soit la plus large possible jusqu’à 20 KHz ;
  • Choisissez une batterie avec une autonomie suffisamment longue ;
  • Pour un système avec serre-tête, assurez-vous qu’il soit léger et adapté à votre morphologie ;
  • Pour un micro-main, sachez qu’il peut gêner vos mouvements ;
  • Achetez une housse de protection afin que le dispositif supporte les voyages ;
  • Optez pour un dispositif plutôt esthétique, sous peine parfois de rester dans un tiroir…

> Maintenir une bonne santé vocale

L’expression orale comprend à la fois l’élocution et le discours. Du point de vue de l’élocution, l’enjeu sera de compenser la perte d’intensité et d’intelligibilité. Pour ce faire, il est conseillé de travailler :

  • L’articulation et plus particulièrement l’ouverture souple de la bouche en laissant tomber la mâchoire sans tendre les muscles qui se trouvent près des lobes des oreilles. Le travail de la pointe de la langue en bouche : celle-ci doit être souple et déliée, dissociée des mouvements de la mâchoire. Accentuez les mouvements des lèvres selon les points d’articulation habituels des phonèmes.
  • Le débit de parole : Parler plus lentement permettra de mieux comprendre le message. Etirer les voyelles et marquer les consonnes comme si on étirait un élastique tout en ouvrant davantage la bouche augmentera l’intelligibilité.
  • L’utilisation d’une respiration thoracoabdominale ample et complète : Le ralentissement du débit permet généralement une respiration plus complète, plus ample et donc plus reposante.
  • L’accentuation de la communication non verbale et notamment celles des gestes, du positionnement du corps et des déplacements. Adopter une gestuelle ample et des déplacements en rapport avec le sens du message, privilégier une posture verticale et dynamique.
  • L’accentuation de l’expressivité du haut du visage : de regard, des sourcils et du front qui sont les seuls indices visuels du visage auxquels votre interlocuteur a désormais accès.

> Une communication claire et précise

  • Des phrases courtes ;
  • Des « Feed Back » réguliers avec l’usage de reformulations de synthèse par le stagiaire après un certain nombre de phrases ;
  • Des moyens facilitateurs pour la compréhension et l’attractivité du message (Cf. Méthode Herrmann).

Pour avoir un discours efficace et attractif qui provoque l’adhésion du public, Aristote pensait que l’orateur devait aborder ses contenus à la fois de manière rationnelle grâce aux raisonnements (le logos), émotive par la voie de l’imagination et des émotions, (le pathos) mais aussi concrète en faisant appel aux faits (l’ethos).

Reprise d’activité > Sollicitation importante des CSE

Reprise d’activité > Sollicitation importante des CSE

23 Août 2020 > Ce sera la fin de l’état d’urgence sanitaire en France et avec elle la levée des restrictions des droits et attributions des CSE. Conséquence pour les élus des CSE/CSSCT : Une sollicitation accrue et très sollicitante risque de s'installer dans la durée ?

La reprise du travail et de l’activité se traduit par différentes étapes dans l’organisation du travail pendant lesquelles le CSE doit être consulté et associé aux prises de décision.

Nombre d’équipes syndicales ont dû négocier des protocoles de reprise d’activité, même si les décisions ont majoritairement été prises de manière unilatérale par les employeurs. Elles ont eu à gérer les impacts économiques, humains voir sociaux de la crise du Covid-19... négociation d’accords relatifs à la mise en place de l’activité partielle de longue durée, accord de performance collective, restructuration, Plans sociaux... et bien d'autres encore.

Dans cette période, il est donc primordial que les élus puissent obtenir des informations pertinentes sur la situation économique de l’établissement et déchiffrer les différents indicateurs à disposition. Dans le même sens, il sera pertinent et très intéressant d'analyser en détails l’état dans lequel l’entreprise était avant la crise, comment elle a réagi et les dispositifs qu’elle a pu solliciter voir même l’impact de cette crise sur les équilibres économiques et financiers de l’entreprise sur le reste de l'année.

Consultations CSE : Pas d’année blanche

Certaines directions d'établissements pourraient être tentées de prétexter la complexité de la période actuelle pour limiter les informations transmises ou réduire à la peau de chagrin les consultations annuelles sur les orientations stratégiques, les aspects sociaux ou économiques, qui forment le socle des attributions de tout CSE.

Afin de s’en prémunir, ne serait-il pas utile de négocier un accord de principe Post-Covid permettant de redéfinir un agenda social réaliste, avec l’ensemble des informations à fournir pour un dialogue social et économique de qualité ?

Service Prévention et CSE - France SST
> Lundi 6 Juillet 2020

Pour en savoir plus sur le CSE et la CSSCT, cliquez ci-dessous pour :

Culture-Sécurité.fr > Une nouvelle vision de la sécurité au travail

Culture-Sécurité.fr > Une nouvelle vision de la sécurité au travail

Animé par des experts issus de différentes disciplines, l'équipe de Culture Sécurité accompagne les entreprises pour faire évoluer le comportement des collaborateurs vis à vis des règles de sécurité.

En effet, différentes études ont démontré, encore l'année dernière, que 92 % des accidents du travail étaient liés à un comportement humain non sécuritaire. Les consultants de Culture Sécurité permettent donc aux structures de développer une approche globale et unique de la prévention et de la sécurité par une approche comportementale issue des neurosciences.

Un comportement sécurité quotidien

Les collaborateurs sont formés et accompagnés par un expert afin d'adopter un réel comportement sécurité au quotidien, comme un réflex et non une contrainte. Les managers de proximité sont eux coachés pour adopter une communication efficiente sur les règles de sécurité à faire adopter.

Un BBS unique en France

Imaginé et conçu en étroite collaboration avec le Centre National de Santé & Sécurité au Travail France SST, cette version Française approfondie des célèbres programmes BBS* (*Behaviour Based Security) rencontre aujourd'hui un vif succés auprès des entreprises qui n'arrivaient plus a réduire leur  sinistralité AT/MP.

Les politiques de prévention traditionnelles ont atteint leurs limites ?

Bientôt 20 ans, que les chiffres des accidents du travail stagnent à 500 morts par an. Il est temps de changer de paradigme et c'est ce que propose Culture Sécurité en utilisant l'approche comportementale de sécurité auprès des collaborateurs.

Les influences du comportement

Le comportement individuel subit différentes influences quotidiennes : l’équipe, les collègues, les managers, l’entreprise…

Il faut donc s’intéresser à la culture sécurité et la culture prévention de l’entité. Les individus qui composent l’organisation sont divers, et chacun, a développé des manières de faire et des manières de penser propres. Il est donc important de noter que ces visions s’influencent mutuellement.

Pour en savoir plus, n'hésitez pas à visiter le site Culture Sécurité, afin de découvrir les solutions proposées, les méthodes utilisées et les compétences de leur équipe, ou tout simplement de prendre contact avec eux.

158 députés veulent réformer la santé au travail

158 députés veulent réformer la santé au travail

Un peu moins de 160 députés LREM ont appelé à « une grande réforme de la santé au travail » qui permettra de faire de la France « l'un des pays les plus performants et innovants en Europe en matière de prévention dans le domaine de la santé au travail ».

Pour les signataires, dont les députés Charlotte Lecocq et Stanislas Guérini, du texte paru le 15 mai dans les colonnes du Journal du Dimanche, « la crise sanitaire que nous traversons place les enjeux de santé au travail au premier plan. Personnels soignants, travailleurs sociaux, chauffeurs routiers, logisticiens, caissières, agriculteurs, éboueurs, personnels d'entretien, et bien d'autres encore, ont forcé notre admiration en étant sur le terrain durant l'épidémie. Les protéger est alors apparu comme une priorité. Dans cette nouvelle étape qu'est le déconfinement, protéger les travailleurs est un préalable à tout espoir de poursuite d'activité, et par répercussion, de relance économique. »

 

Le réseau prévention paraît souvent opaque voir méconnu par les employeurs

Comme Charlotte Lecocq dans ses précédents rapports sur la santé au travail en France, consultables sur le site France Santé Travail, les députés font le constat suivant : s’il existe en France une expertise mise à disposition des entreprises pour les aider dans leurs démarches en SST et prévention des risques professionnels, cette expertise, les réseaux et organismes divers qui la constituent sont mal connus, voire du tout, des employeurs. Or, ces ressources humaines et documentaires auraient pu être particulièrement utiles lors de la crise du coronavirus. Ne serait-ce que pour rassurer les employeurs quant au possible engagement de leur responsabilité pénale face à ce nouveau risque ou la Réactualisation de leur DUER vis à vis du Covid-19… Et, malheureusement, comme le souligne le JDD, « les entreprises se sont trouvées seules et désemparées durant plusieurs jours, ce qui dans un climat anxiogène, a contribué à pénaliser le maintien de l'activité économique dans certains secteurs. »

Les 3 objectifs de cette grande réforme

Les députés proposent un « véritable contrat de transformation » aux partenaires sociaux. Et se disent prêts à porter une grande réforme de la santé au travail, avec 3 ambitions :

  • « Faire de la santé au travail une priorité de la stratégie nationale de santé. Nous voulons que l'entreprise devienne un lieu de prévention dans la vie quotidienne, par des actions concrètes telles que des campagnes de vaccination sur le lieu de travail pour en faciliter l'accès aux salariés ou agents qui le souhaitent, et le développement de la pratique sportive au travail. »
  • « Doter la France d'un système d'acteurs de santé au travail plus efficace et tourné vers la prévention. La pénurie de médecins du travail doit être compensée par la montée en puissance d'équipes pluridisciplinaires, la création d'un diplôme d'infirmier en santé au travail en pratiques avancées, et le déploiement de la télémédecine. La nouvelle instance qu'est le comité social et économique (CSE) doit être garante d'une démarche de prévention intégrée à la stratégie de l'entreprise, et du suivi de sa mise en œuvre. »
  • « Prévenir l'usure professionnelle en faisant un lien étroit entre l'exposition aux risques et les parcours professionnels proposés aux travailleurs. Et au-delà, nous appelons à ce que le travail soit véritablement accessible aux plus vulnérables d'entre-nous : personnes en situation de handicap ou porteuses de maladie chronique. Personne ne doit rester au bord de la route parce qu'il a subi un cancer, une pathologie chronique ou un accident grave. Le travail doit s'adapter et offrir des perspectives à chacun d'entre nous, quels que soient les accidents de la vie qu'il a rencontrés. »

 

Poitiers, le 18 mai 2020,
CM France SST

Sécurité sanitaire dans le BTP : Sortie officielle du Guide de préconisations

Sécurité sanitaire dans le BTP : Sortie officielle du Guide de préconisations

Le guide de préconisations de sécurité sanitaire pour la continuité des activités de la construction en période d’épidémie de coronavirus vient d'être publié.

Ce guide, à destination des professionnels de la construction, a été réalisé pour les aider à adopter les mesures de prévention adaptées et à respecter les consignes sanitaires dans le contexte d’épidémie du Covid-19.

Malgré le contexte, de nombreux acteurs du BTP continuent à travailler sur le terrain et leur priorité demeure de veiller à la santé et à la sécurité de leurs collaborateurs et de leur entourage. En particulier, les entreprises du BTP doivent assurer des interventions vitales pour le pays en soutien aux secteurs stratégiques (santé, agroalimentaire, énergie, eau, propreté, télécoms, transport…) et répondre aux besoins de réparations urgentes.

Ce guide a reçu l’agrément des ministères de la Transition écologique et solidaire, de la Ville et du Logement, des Solidarités et de la Santé, et du Travail.

Assurance Maladie : Les nouveaux chiffres en hausse des accidents du travail

Assurance Maladie : Les nouveaux chiffres en hausse des accidents du travail

L'Assurance maladie (AMRP) vient de publier les chiffres de la sinistralité en France pour l'exercice 2018. Malheureusement, et comme en 2017, le nombre d’accidents du travail reconnus connaît encore une hausse. L'augmentation est de 2,9 % en 2018, après une augmentation de 1,1 % en 2017. 

Augmentation des accidents du travail dans tous les secteurs.

 - Interim et aide & soins à la personne > + 5,0 %
- Industrie du bois > + 4,5 %
- BTP > + 1.9%
- Métallurgie > + 2,2%
- Transport et Commerce alimentaire > + 2,4%

accidents du travail en 2018

Soit 1 accident toutes les 9 secondes !

Les principales causes des accidents du travail

Cette année encore les manutentions manuelles sont la cause d'un accident de travail sur deux ! Pourtant, le législateur impose dans l'Article R4541-8 du Code du Travail, que tout employeur doit faire suivre une formation gestes et postures aux travailleurs dont l'activité comporte des manutentions manuelles. Or, la plupart des employés doivent quotidiennement manutentionner des charges (aussi légères soient-elles) et des programmes d'ergonomie existent (PRAP, GP&TMS, APS ASD...).

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dû à des manutentions manuelles

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dû à des chutes de hauteur ou de plain pied

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dû à de l'outillage à main

Accidents de trajet toujours en hausse depuis 2015

Les accidents de trajet, en hausse régulière depuis 2015, connaissent une augmentation plus importante en 2018. Pourtant, 91% des salariés sont confrontés quotidiennement aux risques routiers pour se rendre au travail ou rentrer au domicile. Or, très peu d'entreprises ont pris en compte ce risque comme un risque professionnel à part entière. Des programmes existent pour former des Formateurs à la prévention du Risque Routier afin qu'ils sensibilisent les salariés à ce risque de plus en plus préoccupant.

accidents de trajets en 2018

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de hausse pour les accidents de trajet

Hausse des maladies professionnelles

Les maladies professionnelles (MP) ont augmenté de 2,1% en 2018 avec une forte causalité des troubles musculo-squelettiques (TMS) puisque 88% des MP en sont la conséquence directe ou indirecte. Il est également à noter l'apparition de 200 nouveaux cas d'affections psychiques (RPS) liées au travail.

43 506 cas de maladies professionnelles en lien avec les TMS.
Soit une hausse de 2,7% par rapport à 2017

990 cas de maladies professionnelles en lien avec les RPS.
Soit une hausse de 23% par rapport à 2017

Lombalgie et TMS : les conséquences

Les maladies regroupées sous le nom de TMS ont en commun d’être directement liées aux conditions de travail et d’occasionner des symptômes douloureux des membres (souvent supérieurs dans la majorité des cas recensés), ainsi qu’une réduction des capacités du salarié.

  • TMS entraînant des séquelles (IPP) 46%

En plus des conséquences sur les salariés, les troubles musculo-squelettiques peuvent également avoir un fort impact sur les entreprises et établissements, sur leurs performances et sur la pérennité de leurs activités.

millions d'euros ! C'est le coût direct des TMS versés chaque année par les entreprises

millions d'heures perdues, c'est ce que représente l'absentéisme TMS en 2018

millions de journées de travail perdues à cause des TMS et du mal de dos en France

mois d'arrêt en moyenne pour un accident du travail lié au mal de dos (lombalgie)

Les déclarations sont également impactées

Après une hausse de 3,4 % en 2017, le nombre de déclarations (tous risques confondus) a connu une augmentation quasi équivalente en 2018, de 3 %. Il y a eu 1,6 million de déclarations en 2018 dont 79% consacrées aux accidents du travail.

Reportage BFM sur ces nouveaux chiffres en hausse