Info INRS > Les passerelles ne sont plus autorisées

Info INRS > Les passerelles ne sont plus autorisées

L'INRS nous informe aujourd'hui, Vendredi 15 mai par l'intermédiaire de Mr Hervé CHARTON, Chargé de projets formation, que les passerelles du dispositif SST ne sont plus autorisées dans cette période de pandémie.

En effet, lors des derniers communiqués INRS du Jeudi 7 Mai, l'Institut National de Recherche et de Sécurité nous informait notamment que les MAC (Maintien et Actualisation des Compétences) restaient autorisés pour les Acteurs SST et pour les Formateurs SST, mais que les formations initiales ne devaient plus être organisées pour des raisons sanitaires (voir détails dans le Communiqué INRS SST).

Or, les formations complémentaires (qui représentent un allègement de formation pour certains publics), n'avaient pas été évoquées. Un éclaircissement était donc nécessaire afin de savoir s'il est possible de maintenir les formations "passerelle" (PSC1 vers SST, ou PAE PSC vers Formateur SST...). C'est donc chose faite, le chargé de projets formation Mr CHARTON, nous indique ce jour que les organismes de formation habilités par l'AMRP ne peuvent organiser, ou maintenir, ce type des allègements de sessions jusqu'à nouvel ordre.

En effet, "un allègement de formation reste une formation initiale avec notamment la nécessité de passer les épreuves certificatives dans leur intégralité. Ainsi, comme pour une formation initiale "standard" et comme indiqué dans le communiqué du 7 mai dernier, et entre autres freins, les conditions de réalisation des épreuves certificatives ne peuvent être réunies. Par conséquent, une formation allégée de formateurs est incompatible avec la reprise d’activité dans le contexte de pandémie du Covid-19." 

CM France SST
Vendredi 15 Mai 2020

SST > Communiqué INRS : Les formations initiales ne peuvent pas reprendre !

SST > Communiqué INRS : Les formations initiales ne peuvent pas reprendre !

Suite au communiqué de presse du 4 mai, édité par le ministère du travail, qui autorise les organismes de formation à reprendre leurs activités à partir du 11 Mai, l'association INRS vient de publier, aujourd'hui 7 mai, la liste des dispositifs qui pourront reprendre et les formations qu'il n'est pas possible de mettre en oeuvre à partir de lundi 11 mai. Vous trouverez également en fin d'article notre infographie qui résume toutes ces consignes.

✅ Formations autorisées à partir du 11 mai

Après avoir mis en oeuvre l'ensemble du protocole national de déconfinement et avoir rappelé à chaque ouverture de stage, l'ensemble des mesures barrières et de distanciation physique, les organismes de formations pourront de nouveau organiser les formations de :

  • Maintien et Actualisation des Compétences des SST (Acteurs - Niveau 1) ;
  • Maintien et Actualisation des Compétences de l'APS ASD (ou APS Transport) ;
  • Maintien et Actualisation des Compétences des PRAP (IBC & SS - Acteurs Niveau 1) ;
  • Formation initiale d'Acteurs PRAP IBC seulement (Le SS n'étant pas autorisé) ;
  • Maintien et Actualisation des Compétences des Formateurs SST ;
  • Formation initiale de Formateurs PRAP IBC seulement (Le SS n'étant pas autorisé) ;
  • Maintien et Actualisation des Compétences des Formateurs PRAP (IBC & SS) ;
  • Maintien et Actualisation des Compétences des Formateurs APS ASD ;
  • Dirigeants (PRAP, ASD, SMS/HAPA & TR) ;
  • Animateurs Prévention (ASD, SMS/HAPA & TR).

Toutefois, un certain nombre de consignes, notamment sur les épreuves certificatives sont à appliquer par les formateurs :
> Consignes SST et APS
> Consignes PRAP et DS

⛔️ Formations impossibles à mettre en oeuvre à partir du 11 mai

Les mesures de prévention pour garantir la santé et la sécurité des personnes, étant impossibles à mettre en œuvre dans certaines situations d'apprentissage, les formations suivantes ne devront pas avoir lieu :

  • Formation initiale des SST (Acteur - Niveau 1) ;
  • Formation initiale APS ASD (ou APS Transport) ;
  • Formation initiale PRAP SS (alors que l'IBC est autorisé) ;
  • Formation initiale de Formateurs PRAP SS (mais l'IBC est possible) ;
  • Formation initiale de Formateurs APS ASD ;
  • Formation initiale de Formateurs SST.

Toutes les justifications de ces positionnements et les mises en oeuvre sont dans le document INRS ci-joint :
> Consignes SST et APS
> Consignes PRAP et DS

Enfin, pour synthétiser l'ensemble de ces prérogatives et vous permettre d'avoir un éclairage simple sur les actions à maintenir et celles à reporter, France SST vous propose, ci-dessous, une infographie qui peut permettre une meilleure visualisation des consignes éditées :

Nouvelles recommandations ERC > Secourisme et Covid-19

Nouvelles recommandations ERC > Secourisme et Covid-19

Aujourd’hui, 29 avril 2020, vient d’être mis en ligne les nouvelles lignes directives du Conseil Européen de Réanimation (ERC). France SST, vous propose donc, dans cet article, un résumé traduit de la « Section 8 » sur les premiers secours dans cette période de pandémie.

Toute victime peut être porteuse

Tout d’abord, le Conseil Européen préconise pendant tout le temps de la pandémie de COVID-19, de considérer que toute victime est atteinte du COVID. En effet, la victime peut être asymptomatique et néanmoins être porteuse du virus.

Pour rappel, il existe un Auto Test en ligne qui permet à tout le monde de savoir en quelques minutes s’il a les symptômes du Covid-19 > https://bit.ly/AutoTestMC

EPI et priorisation des conseils nationaux

Dans un second temps, l’ERC recommande de suivre impérativement les conseils nationaux sur la distanciation sociale et l'utilisation des équipements de protection (EPI) qui sont préconisés.

Toutefois, le Conseil précise que l'utilisation d'EPI (gants, masques, lunettes de protection, etc.) peut ne pas être applicable à tous les premiers secours, mais il faut toujours veiller à protéger la victime et le secouriste.

Si la victime a un écran facial, ou un masque, disponible à proximité, il faut l’encourager à le porter tout en étant soigné. Il pourrait également être pertinent d’utiliser des pansements, des bandages, ou autres matériels de soin provenant de l'extérieur de la zone immédiate de contact.

Les membres d’une même famille confinée, s'ils le souhaitent, peuvent être encouragés à fournir les premiers soins directement.

Conduite à tenir générale du témoin secouriste

- Appelez immédiatement une assistance médicale (18, 15, 112 pour la France) ;
- Si possible, portez des gants lorsque vous touchez ou manipulez la victime ;
- Portez un écran facial, ou un masque, si disponible et tentez également d’en positionner un sur le visage de la victime ;
- Manipulez uniquement ce qui est absolument essentiel, en vous rappelant que toutes les surfaces à proximité de la victime peuvent être contaminées ;
- Fournissez uniquement les premiers soins essentiels afin de limiter votre temps d'exposition. Cela peut inclure par exemple, le contrôle des saignements abondants, l'application d'un pansement ou d’un CHU, l'utilisation d'un auto-injecteur d'adrénaline (pour les Formateurs SIT en dehors de France), l’évaluation de la conscience et le positionnement d'une victime ;
- Après l'intervention, il est important de retirer et d’éliminer tout EPI ;
- Se laver soigneusement les mains avec du savon et de l'eau chaude (ou une SHA) pendant au moins 20 secondes ;
- Laver tous les vêtements dès que possible ;
- Soyez attentif à votre état de santé afin de consulter un médecin le cas échéant.

Conduite à tenir suite à un ACR

Pour les patients confirmés ou suspectés COVID, le Conseil de réanimation recommande les changements suivants sur la base du récent examen des informations de l'ILCOR :
- La conscience peut toujours être évaluée en secouant doucement la personne et en lui donnant des ordres simples ;
- Par contre, lors de l'évaluation de la respiration, et afin de minimiser le risque de transmission, l’ILCOR conseille de ne pas ouvrir les voies respiratoires et de ne pas placer le visage à côté de la bouche et du nez de la victime. Cette ligne directrice a été établie le 24 avril 2020 et sera probablement sujette à des évolutions en fonction des connaissances liées au COVID-19. Comme les pays sont à des stades différents de la pandémie, il peut y avoir des différences internationales dans la pratique ;
- Appelez les services médicaux d'urgence (18, 15, 112 pour la France) si la personne ne répond pas et respire normalement ;
- Lors de la réanimation, si le secouriste est seul, il est conseillé de mettre le téléphone en haut parleur avec le centre d’alerte et de régulation pendant toute la réanimation ;
- Pendant la réanimation cardiaque, le Conseil européen recommande au secouriste de placer un chiffon ou une serviette sur la bouche et le nez, avant d'effectuer les compressions thoraciques et la défibrillation. Cela pourrait réduire le risque de propagation par voie aérienne ;
- Après avoir effectué la réanimation cardiaque et dés que possible, il est conseillé au secouriste de se laver les mains soigneusement avec de l'eau et du savon (ou SHA) ou se désinfecter les mains avec un produit à base d'alcool pour les mains et de contacter les autorités sanitaires locales pour se renseigner sur le dépistage, après avoir été en contact avec une personne soupçonnée ou confirmée COVID.

Recommandation pour le personnel de répartition médicale d'urgence en cas de suspicion ou de confirmation COVID-19 chez l'adulte, l'ERC recommande de ne donner que les instructions de massage cardiaque seul (sans insufflations) pour les secouristes non formés (PSC1, SST ou SIT).

Pour les Formateurs SST, l'INRS s'est également adapté à ces nouvelles recommandations en publiant une information sur son site internet, dans une parution ce jour.

INRS et SST > Report temporaire des formations

INRS et SST > Report temporaire des formations

Aujourd'hui, vendredi 13 mars, l'INRS vient d'éditer par communiqué, la préconisation de repousser provisoirement les formations SST.

En effet, publié sur le Quickplace de l'INRS, ce communiqué intitulé "COVID 19 et formations SST", précise que "l'apprentissage des gestes nécessitant des contacts physiques entre les stagiaires allant à l'encontre des recommandations nationales de lutte contre l'épidémie, l'INRS préconise aux entités habilitées de repousser temporairement les formations SST."

France SST profite donc de cette information pour rappeler les recommandations nationales de lutte contre l'épidémie, qu'il sera bon de respecter lors de l'animation des formations des autres dispositifs, ne nécessitant, à priori, pas de contacts physiques entre les participants :

Covid-19 : Suppression des insufflations en PSC1

Covid-19 : Suppression des insufflations en PSC1

Devant la propagation du virus COVID-19, la DGSCGC, par l'intermédiaire de son Chef de la section Secourisme (Lt Cédric BACOUP), se fait relais des recommandations que vient d'éditer l'European Resuscitation Council (ERC).

Compte tenu du risque de transmission du COVID-19 dans les milieux humides et par contact direct, l’enseignement de la RCP doit se limiter aux appuis thoraciques uniquement, sans pratiquer le bouche à bouche. En effet, conformément au référentiel PSC1 qui stipule que "si les insufflations ne peuvent pas être effectuées (répulsion, vomissements…) ou si le sauveteur ne se sent pas capable, il doit réaliser uniquement les compressions thoraciques en continu à un rythme de 100 à 120 compressions par minute".

On peut étendre cette recommandations à la période épidémique, que nous rencontrons actuellement, mais aussi pour l'ensemble des Unités d'Enseignements de sécurité civile (PSE1, PSE2, etc...).

Les mesures d'hygiène appropriées pour les mannequins (et autre matériels) dans les formations aux premiers secours doivent bien sûr être maintenues (Lavage des mains des participants, Désinfection à l’aide de lingettes désinfectantes des mannequins après chaque usage de groupe, etc…) et ceci afin de limiter les risques de transmission virale.

Bilan des formations SST – Points sur l’étude Cemka

Bilan des formations SST – Points sur l’étude Cemka

Une étude du cabinet Cemka commanditée par l’INRS montre que 50% des entreprises interrogées souhaitent renforcer la partie « Prévention » de la formation SST. En effet, en 2018, plus de 650 000 accidents du travail et près de 50 000 maladies professionnelles ont été reconnus. Pour mettre en œuvre la démarche de prévention, l'employeur doit impliquer les salariés et s’appuyer sur leurs compétences. La formation SST est donc l’une des actions permettant de sensibiliser et d'outiller les opérateurs en matière de prévention.

Dispensée par des Formateurs SST certifiés qui suivent une formation initiale de 8 jours, la formation SST a deux objectifs : porter secours en cas d’accident et participer à la prévention de l'établissement. Afin d’évaluer les apports de cette formation SST, le cabinet Cemka a intérrogé 1 800 salariés et 250 chefs d’entreprises entre avril et juin 2019.

Un SST sur deux a porté secours

Si 90% des stagiaires formés au dispositif SST ont pour principale motivation d’être capable de secourir une victime, 60% d’entre eux déclarent faire cette formation pour pouvoir intervenir sur leur lieu de travail. Près de la moitié des salariés formés déclarent avoir pu apporter leur aide dans le cadre d’une situation nécessitant de porter secours. Dans ce cas, la formation a été jugée utile par 98% d’entre eux.

43% des salariés formés ont fait des propositions d'actions de prévention

« Cette formation SST sur 2 jours permet aux stagiaires de devenir des secouristes dans l’entreprise mais aussi des acteurs en prévention des risques professionnels. C’est l’une des premières portes d’entrée pour sensibiliser les salariés aux risques potentiels ou déjà présents sur leur lieu de travail. » résume Philippe Claudel, responsable du dispositif SST à l’INRS. L’étude montre en effet que près de la moitié des salariés interrogés (43%) sont allés jusqu’à proposer des actions de prévention et que 40% ont été sollicités par leur entreprise pour identifier des situations dangereuses.

50% des établissements souhaitent plus de Prévention

Considérant la double compétence dispensée lors de cette formation SST « porter secours et participer à la prévention des risques professionnels », 50% des entreprises déclarent que la partie « prévention » devrait être renforcée. « Globalement, l’étude met en lumière qu’à l’issue de cette formation, salariés et entreprises sont plus conscients des risques professionnels. Cette tendance est encore plus forte dans les plus petites entreprises où les accidents sont statistiquement moins fréquents et où la prévention des risques professionnels est plus utilisée que le secourisme. » conclut Gérard Moutche, responsable du département Formation à l’INRS. Dans les TPE, les salariés formés au dispositif SST sont donc des ressources importantes pour identifier les risques professionnels et proposer des actions d’amélioration.

Zoom sur la formation SST

La formation SST est une formation qui permet à tout salarié de devenir sauveteur secouriste du travail. Son rôle est de porter les premiers secours à toute victime d’un accident de travail (AT), mais aussi d’être acteur de la prévention dans son établissement. Pour cela, il suit une formation initiale de 14 heures (2 jours) et un maintien et actualisation des compétences (MAC), ou recyclage, d'une journée tous les 2 ans.

> Plus d'infos sur le dispositif SST